
Secrets de tournage
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Le problème de maths que Jeanne expose en classe est la conjecture de Collatz. Cette dernière est un algorithme qui ramène tout entier positif à 1 en divisant les nombres pairs par 2 et en multipliant les impairs par 3 puis en ajoutant 1, aboutissant inévitablement au chiffre 1. Ce concept se reflète allégoriquement dans le climax du film lorsque Simon demande à Jeanne si 1 et 1 peuvent faire 1, évoquant l'inceste lié à leur ascendance. Les deux personnes recherchées tout au long du récit, leur père et leur frère, s'avèrent être une seule et même personne, renforçant le thème selon lequel tous les chemins mènent à un seul point, tout comme la conjecture de Collatz où deux devient un.
Bien que Lubna Azabal ait eu 30 ans lors du tournage, Denis Villeneuve était convaincu que l'actrice pouvait incarner l'écart entre ses 18 ans et ses 60 ans grâce à un maquillage habile.
"Incendies" signifie conflagrations (ou feux) en français, mais le film a conservé son titre original dans de nombreux pays, y compris aux États-Unis. Dans beaucoup d'entre eux, le titre est traduit par "Incendies - La Femme qui chante".
Le film s'inspire partiellement de la vie de l'activiste libanaise Souha Béchara.
Pour le tournage sur place, Denis Villeneuve a fait appel à des équipes mixtes irakiennes et libanaises. Il craignait initialement que le fait de revivre certaines expériences de guerre soit trop traumatisant pour eux, mais il a découvert qu'ils tenaient au contraire à ce que leurs histoires soient racontées au monde entier.
Bien que tourné en Jordanie, le pays du Moyen-Orient où se déroule l'action a été délibérément laissé sans nom. Certains spectateurs ont remarqué le mot "Palestine" visible sur une fenêtre de l'école de Nawal, mais le conflit entre chrétiens et musulmans laisse supposer que le décor est le Liban, berceau de l'auteur dramatique Wajdi Mouawad.
Ce film a remporté le prix du meilleur long métrage décerné par le jury du Festival du film d'Adelaide 2011. Le réalisateur Denis Villeneuve a répondu en déclarant : « En signe poétique de gratitude envers le Festival du film d'Adelaide, je donnerai le nom d'Adelaide à l'un de mes personnages principaux dans mon prochain film. Merci mille fois au Festival du film d'Adelaide ! ». Cependant, Villeneuve n'a toujours pas nommé aucun de ses personnages Adelaide dans ses films depuis.
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Le film présente de nombreuses similitudes entre cela et l’histoire d’Œdipe roi. Œdipe (qui signifie pied enflé) a des enfants avec sa mère. Nihad of May s'est fait tatouer le pied lorsqu'il était bébé, puis a eu des enfants avec sa mère. Les intrigues sont également similaires dans la mesure où dans les deux histoires, les personnages principaux tentent de découvrir l'histoire de leur passé. Œdipe tente de découvrir l'histoire de sa prophétie. Jeanne et Simon tentent de découvrir l'histoire de leur frère.
Denis Villeneuve a passé cinq ans à travailler sur le scénario, réalisant deux longs métrages et deux courts métrages durant cette période intermédiaire.
Initialement, Denis Villeneuve envisageait de faire un film muet à partir de ce matériau, mais a ensuite abandonné l'idée car elle était trop peu pratique pour un matériau aussi lourd.
Le tournage a duré 40 jours, principalement à Montréal, dont 15 jours passés en Jordanie.
Denis Villeneuve a vu pour la première fois la pièce de Wajdi Mouawad en 2004 et était parfaitement conscient d'être face à un chef-d'œuvre.
Le casting de Nawal s'est révélé problématique, Denis Villeneuve ayant auditionné des dizaines d'actrices du monde entier pour le rôle. Ce n'est qu'en découvrant Lubna Azabal dans Paradise Now (2005) de Hany Abu-Assad qu'il a enfin trouvé la comédienne idéale.
Près du début du film, lorsque Simon retrouve sa mère dans le couloir de l'hôpital, le jeune garçon visible au début du plan est Sasha, le plus jeune fils du réalisateur Denis Villeneuve.
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Théorie de soi : Au moment où Nawal était emmenée chez Abou Tareq tout en chantant la berceuse « Nami, Nami Ya Seghirreh (Dors petit) », elle chantait métaphoriquement à son fils, Nihad de mai, révélé plus tard sous le nom d'Abou Tareq.
Dans la scène finale au cimetière, on peut voir une pierre tombale portant le nom « Stalker », en référence au film Stalker d'Andrei Tarkovsky.
Ce film figure dans le Top 250 officiel des longs métrages narratifs sur Letterboxd.
Distribution et équipe
Denis VilleneuveRéalisation, Scénario