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Shōgun

Série · 2024

Shōgun

13 anecdotes

Shōgun : 13 anecdotes que vous ne connaissiez peut-être pas

  1. Le générique d'ouverture est une version modifiée d'un jardin zen. Les jardins zen remontent à la fin du VIe siècle, lorsque des moines bouddhistes zen les ont créés pour favoriser la contemplation et la méditation. Vers le XIe siècle, les jardins zen servaient à enseigner les principes de la religion bouddhiste et à approfondir la compréhension des concepts zen. À la fin des années 1200, les principes de base de la conception des jardins zen étaient établis. Depuis, ils ont été affinés mais restent largement inchangés. Le shakkei (prononcé shah-kkei), littéralement traduit par « paysage emprunté », est l'un des principes de base des jardins japonais et des jardins zen. Il consiste à intégrer le paysage environnant pour donner l'impression que le jardin s'étend au-delà de ses limites. L'usage de rochers et de gravier concassé pour représenter montagnes et eau est une forme abstraite de shakkei. Ce paysage sec à échelle réduite est ce que la plupart des gens imaginent quand on parle de jardin zen. Ce style de jardin est souvent appelé karesansui, qui signifie « sans eau ». Les deux éléments principaux d'un jardin zen ou karesansui (prononcé « kah-ray-sahn-soo-ee ») sont les rochers pour représenter les montagnes et le sable pour représenter l'eau. Le sable utilisé dans les jardins zen n'est pas du sable de plage ; il s'agit en fait de granite concassé ou décomposé, de petits cailloux ou de gravier fin. Les particules de granite concassé sont anguleuses plutôt que rondes, ce qui permet de les ratisser plus facilement en motifs. De plus, les ondulations dans le sable ou le gravier représentent l'eau qui coule ou les rides à la surface de l'océan.

  2. Hatamoto se traduit par « près de la bannière » ou « sous la bannière », en raison de leur positionnement littéral auprès de leur seigneur au combat, le plus près de lui et en dernière ligne de défense. Mais cette proximité s'appliquait aussi hors du champ de bataille et signifiait une grande confiance en toutes choses. Cela désigne essentiellement un conseiller d'un potentat, ou même d'un samouraï de haut rang, dans des domaines comme la diplomatie, le commerce, la politique étrangère et les tactiques de bataille. William Adams, la base historique de Blackthorne, a commencé comme conseiller de Tokugawa en diplomatie et commerce. Il a fini par obtenir le titre de hatamoto, ce qui lui a donné beaucoup d'influence en matière de politique étrangère.

  3. Retrouvailles entre Hiroyuki Sanada et Tadanobu Asano après Mortal Kombat (2021).

  4. L'état d'antagonisme entre la Chine et le Japon : Toyotomi Hideyoshi (le modèle du taiko Nakamura) fut l'un des trois unificateurs du Japon, aux côtés d'Oda Nobunaga et de Tokugawa Ieyasu, ce dernier étant la contrepartie de lord Toranaga dans la série. Après avoir soumis les clans Mori et Shimazu, Hideyoshi rêvait de conquérir la Chine, mais devait pour cela traverser la Corée. Le passage lui fut refusé, il envahit donc le pays pour y établir une tête de pont vers la Chine des Ming. En 1592, les Japonais atteignirent la Mandchourie : ce fut la première de deux tentatives qui échouèrent toutes deux, en raison d'un rapport de forces écrasant, d'une meilleure préparation ou d'une alliance entre Chinois et Coréens. Face à cette agression japonaise délibérée, la Chine rompit tous les liens, y compris commerciaux, d'où le rôle d'intermédiaires des Portugais entre Chinois et Japonais.

  5. Le cabinet du shogun s'appelle le bakufu, littéralement « cabinet de la tente », que l'on peut traduire approximativement par « quartier général de campagne ». Dans la correspondance diplomatique, un shogun est aussi appelé taikun, « grand chef » (c'est l'étymologie sino-japonaise du mot anglais « tycoon »).

  6. Shōgun a remporté 18 Emmy Awards, un record absolu pour une seule saison de série.

  7. Le showrunner Justin Marks et le réalisateur Jonathan van Tulleken ont engagé Cosmo Jarvis pour incarner John Blackthorne après avoir vu sa performance dans Calm with Horses (2019).

  8. William Adams, la figure historique dont s'inspire John Blackthorne, parlait plusieurs langues, dont le portugais.

  9. Le mot samouraï signifie serviteur. Ils se désignaient en réalité eux-mêmes comme bushi, c'est-à-dire guerrier.

  10. Les samouraïs portaient deux sabres : le katana (sabre long) et le wakizashi (sabre moyen). Le katana était utilisé par les fantassins et offrait une plus grande allonge pour lancer et prévenir les attaques, tandis que le wakizashi (prononcé wa-kee-za-she) est un sabre plus court, principalement employé au corps à corps, surtout en intérieur. Le wakizashi servait en outre de solution de repli si le katana devenait inutilisable, et à commettre le seppuku si nécessaire. Une troisième arme portée, le tanto (dague), servait aussi au combat et au seppuku. Les noms génériques du katana et du wakizashi sont daito (sabre long) et shoto (sabre court), et portés ensemble, ils forment le daisho (long et court).

  11. Michaela Clavell, la fille de James Clavell, est productrice exécutive de la série.

  12. Cette série est adaptée du livre de James Clavell, officier de marine britannique pendant la Seconde Guerre mondiale qui fut prisonnier de l'Empire japonais. Ses autres livres sur les cultures japonaise et chinoise sont : Tai-Pan, King Rat, Gai-Jin, en partie autobiographique, et La Noble maison. Son autre livre Whirlwind se déroule en Iran dans le sillage d'une société appelée Strauns (prononcé stru-in), fondée à Hong Kong dans les années 1800 et liée à Gai-Jin (mot japonais pour « étranger ») et à La Noble maison. Ces deux derniers livres ont été adaptés en une mini-série télévisée intitulée La Noble maison (1988), avec Pierce Brosnan.

  13. Le titre japonais de Shōgun vient du japonais « Sei-i Taishogun », qui signifie « grand général (commandant en chef) de la force expéditionnaire contre les barbares ». Les barbares en question étaient les Aïnous, un peuple caucasoïde installé sur l'île septentrionale de Hokkaido. Ce titre désignait ceux que l'empereur nommait dictateurs militaires du Japon féodal, au pouvoir de 1185 à 1968. Le shogun était la figure la plus puissante du Japon entre la fin du 12e siècle et le milieu du 19e siècle. Les trois grands shogunats furent ceux de Kamakura, Ashikaga et Tokugawa. Les shoguns se distinguent des empereurs et des taikos par leur caractère largement militariste : ils sont en substance le commandant en chef de l'armée et de la marine japonaises. Les shoguns sont nommés par l'empereur et doivent s'appuyer sur une lignée héréditaire établie qui les rend dignes de ce rang prestigieux. Tokugawa descendait directement du clan Minamoto (le seigneur Toranaga appartenait au clan Minowara), ce qui l'aida à fonder le shogunat Tokugawa. Si l'empereur n'était qu'un chef nominal (une figure de proue, un souverain de nom seulement), c'était le shogun qui dirigeait de facto le Japon. Ieyasu Tokugawa (le modèle historique du personnage fictif du seigneur Yoshi Toranaga) fonda le dernier shogunat héréditaire, qui perdura jusqu'à la restauration Meiji, en 1868, où l'empereur régna de nom comme de fait. Après la Seconde Guerre mondiale, le Japon est devenu une monarchie constitutionnelle, condition de sa reddition aux États-Unis : l'empereur y a retrouvé un rôle plus cérémoniel et le gouvernement est calqué sur celui du Royaume-Uni. Pour donner un équivalent contemporain, le général Douglas MacArthur pourrait être considéré comme un shogun des temps modernes lorsqu'il fut nommé commandant suprême des forces alliées (SCAP) et doté de pouvoirs d'urgence sur le Japon après la Seconde Guerre mondiale, pendant la formation du nouveau gouvernement.