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Green Book : Sur les routes du sud

Film · 2018

Green Book : Sur les routes du sud

Green Book

51 anecdotes

Green Book : Sur les routes du sud : 51 anecdotes que vous ne connaissiez peut-être pas

  1. Quand Miss Daisy et son chauffeur (1989) a remporté l'Oscar du meilleur film, le long métrage explorait la relation entre un chauffeur noir et son employeuse blanche. Dans ce lauréat de l'Oscar du meilleur film, les rôles sont inversés.

  2. Viggo Mortensen a dû rester en permanence sur son régime hypercalorique pour conserver son poids pendant le tournage, après avoir découvert qu'en mangeant normalement le week-end, son pantalon ne lui allait plus à son retour au travail.

  3. « Go To The Mardi Gras » du Professeur Longhair figure à la fois dans la bande originale (la scène du KFC) et au générique de fin, en clin d'œil à La Nouvelle-Orléans, où le tournage était basé.

  4. Peter Farrelly a affirmé que, malgré l'engagement de Viggo Mortensen et de Mahershala Ali (tout juste auréolé d'un Oscar) sur le projet, il avait été très difficile de trouver un studio prêt à financer le film pour 20 millions de dollars. On lui proposait généralement des budgets de 5 millions de dollars, qu'il jugeait trop faibles pour un film d'époque.

  5. Le compositeur et pianiste Kris Bowers double Mahershala Ali et interprète à l'écran les morceaux de Don Shirley dans le film. Musicien depuis l'âge de 4 ans, Bowers compose de la musique de film depuis un certain temps, mais Green Book : Sur les routes du sud est sa première grosse production de studio. Comme Shirley, Bowers joue exclusivement sur des pianos Steinway, tous fabriqués à la main, parce que « ils projettent le son comme aucun autre instrument ».

  6. Viggo Mortensen a pris 20 kilos pour le rôle de Tony Lip. Il s'est nourri de cuisine italienne, surtout de pizza et de pâtes. Sa technique, qu'il ne recommande pas car mauvaise pour la santé, consistait à faire de copieux dîners, suivis d'au moins un dessert juste avant de se coucher. Il admet que perdre ces kilos a été bien plus difficile et bien moins amusant que de les prendre.

  7. Le collier de la Vierge Marie porté par Viggo Mortensen appartenait au vrai Tony Lip.

  8. Dans la scène où Don monte pour la première fois dans la voiture, on aperçoit une affiche annonçant le Hootenanny de musique folk du 10 novembre 1962. Avec Pete Seeger en tête d'affiche, il s'agissait de la première apparition de Bob Dylan au Carnegie Hall.

  9. Pour interpréter les membres de la famille Vallelonga, Peter Farrelly a fait appel aux Vallelonga eux-mêmes. Nick Vallelonga, qui joue un parrain de la mafia dans le film, a aussi présenté au réalisateur les amis de son père. Ces derniers apportent une touche d'authenticité aux scènes du Copacabana, même si beaucoup n'avaient jamais joué la comédie. Linda Cardellini a également porté le bracelet et la bague qui appartenaient à son personnage.

  10. Selon Peter Farrelly, Viggo Mortensen manquait étonnamment d'assurance à l'idée de jouer un Italo-Américain, malgré sa pratique courante de l'italien. Mortensen a tenu à prendre du poids pour mieux entrer dans le personnage, même si Farrelly lui disait que c'était inutile puisqu'il ne ressemblait de toute façon pas au vrai Tony Lip.

  11. Le chef opérateur Sean Porter a convaincu Peter Farrelly de tourner toutes les scènes de voiture en extérieur, plutôt qu'en studio.

  12. Les producteurs du documentaire The Green Book: Guide to Freedom (2019) ignoraient que Green Book : Sur les routes du sud (2018) était produit en parallèle à Hollywood. Ainsi, lorsque le long métrage de fiction a remporté l'Oscar du meilleur film la veille de la diffusion du documentaire à la télévision, ce fut une coïncidence des plus heureuses pour une publicité gratuite.

  13. Dimiter D. Marinov n'a obtenu le rôle d'Oleg qu'à sa deuxième chance. La première fois, Marinov avait été recalé parce que, s'il était un violoniste accompli, il ne jouait pas du tout du violoncelle. Marinov a pris des cours avec des professeurs de violoncelle pendant 5 jours, s'est présenté de nouveau au casting et a cette fois été choisi pour le rôle.

  14. Le chef opérateur Sean Porter a trouvé le tournage des scènes de voiture en extérieur délicat. « Mahershala et Viggo ont des carnations très différentes, j'ai donc dû créer une ambiance de base qui ne varie pas trop, même lorsqu'ils passent de l'ombre au soleil sur des routes de campagne bordées d'arbres. » Il a utilisé des SkyPanels reliés à une armoire de variation pour pouvoir modifier l'exposition et la température de couleur à la volée. Lui et le chef électricien Scott R. Todd ont caché des projecteurs LED à des endroits clés de la voiture, dont un sous le tableau de bord pour Viggo Mortensen et quelques-uns à l'arrière pour éclairer Mahershala Ali.

  15. Le film est dédié à « Larry the Crow », un oiseau qui traînait sur le lieu de tournage. Viggo Mortensen s'est occupé de l'animal après qu'il a été renversé par une voiture.

  16. Viggo Mortensen a réellement mangé les hot-dogs dans la scène du Gorman's. L'équipe de production lui avait fourni un seau pour recracher les morceaux mâchés entre les prises, mais il a trouvé cela encore moins ragoûtant que d'avaler les hot-dogs. Il en a finalement mangé 15.

  17. La garde-robe de Viggo Mortensen compte de nombreuses chemises à rayures rouges et bleues, un hommage à son équipe de football préférée, San Lorenzo de Almagro.

  18. Le chef opérateur Sean Porter a fondé son éclairage sur les couleurs et les réponses spectrales de l'époque : « Tungstène, fluorescents, halogénures, néon et mercure... C'était un prétexte pour m'imposer de lourdes contraintes créatives qui, d'ordinaire, pourraient sembler artificielles... Si j'avais tourné un film se déroulant aujourd'hui en me donnant une palette aussi restreinte, cela aurait pu paraître stylisé et peu naturel, mais comme tout était ancré dans le réalisme de l'époque, j'ai pu utiliser ces couleurs dans Green Book : Sur les routes du sud sans que cela sonne affecté. »

  19. Interrogé sur son repas de prédilection pour prendre du poids, Viggo Mortensen a répondu : « C'était de la cuisine italienne. Beaucoup de pizza, beaucoup de pâtes. Mais surtout, c'était de ne jamais refuser une deuxième ou une troisième portion. De toujours goûter TOUS les desserts. Et de préférence, de faire le plus gros repas — avec une gamme complète de desserts et d'entrées — juste avant de s'allonger pour dormir. »

  20. Nick Vallelonga a bien manœuvré en engageant des membres de sa vraie famille pour jouer la famille à l'écran. Il a laissé croire à Viggo Mortensen que Peter Farrelly les avait choisis, tout en suggérant à Farrelly que Viggo s'était porté garant de leurs talents d'acteurs. Les deux hommes n'ont découvert la vérité qu'un mois après le début de la tournée de promotion.

  21. Pour le rôle de Bobby Rydell, la vedette qui ouvre le film, les producteurs voulaient au départ Andrew Taggart, le chanteur des Chainsmokers, mais quand on lui a demandé d'envoyer une audition de la chanson, il a refusé. Son contrat a été annulé et les auditions ont été ouvertes. Peter Farrelly et Charles B. Wessler ont trouvé l'acteur et chanteur Von Lewis pour tenir le rôle.

  22. Peter Farrelly raconte que Viggo Mortensen, perfectionniste, a tenu à refaire trois fois la scène où il descend du lait d'un trait parce qu'il n'était pas satisfait de sa façon de tenir la bouteille.

  23. À la demande de Viggo Mortensen, le film n'a ni générique d'ouverture ni carton de titre. De quoi plonger le spectateur dans l'action et lui faire oublier qu'il regarde un film.

  24. Nick Vallelonga raconte avoir passé une bonne partie du tournage en larmes, tant l'interprétation de ses parents par les acteurs était juste. « Linda Cardellini, je ne peux même pas la regarder. Elle me fait craquer à chaque fois. »

  25. Peter Farrelly explique avoir cherché à gommer les rires, conscient de son passé de cinéaste comique. Selon lui, les échanges entre Mahershala Ali et Viggo Mortensen donnaient de l'épaisseur aux dialogues écrits dans le scénario. Il cite en exemple le dialogue « Orphée », où les réactions des acteurs font vraiment la scène.

  26. Sean Porter a révélé qu'il n'y avait pas de « seaux à crachats » sur le plateau pour que Viggo Mortensen recrache la nourriture entre deux prises des scènes de repas. « Ces scènes en voiture avec le seau de poulet, il a facilement descendu une douzaine de morceaux entiers. Cette scène où il plie la pizza en deux, les accessoiristes devaient aligner dix pizzas parce qu'il le faisait à chaque prise. Ça faisait partie intégrante du processus de Viggo, mais c'était un peu déstabilisant à regarder. »

  27. Viggo Mortensen a été le premier choix de Peter Farrelly pour le rôle de Tony Lip. Le réalisateur lui a envoyé le scénario sans trop y croire, l'acteur se faisant rare au cinéma. Viggo a été immédiatement séduit par le rôle et le projet, et a accepté après quelques semaines d'hésitation, par peur de ne pas être à la hauteur. Il a alors quitté l'Espagne où il vit pour New York, où il a rencontré la famille Vallelonga. Il a aussi écouté et regardé les enregistrements de Tony réalisés par son fils, sillonné le Bronx et le New Jersey, et même regardé toute la série Les Soprano (1999).

  28. Le compositeur du film, Kris Bowers, était la doublure piano de Mahershala Ali.

  29. Viggo Mortensen a vécu un temps en Argentine et est fan du club de football « Club Atlético San Lorenzo de Almagro ». Dans la scène de l'hôtel avant le concert en Alabama, les initiales du club sont inscrites sur le mur.

  30. Viggo Mortensen a révélé que Louis Venere, un des vrais parents de Nick Vallelonga, posait des problèmes de continuité dans les scènes de dîner de famille. Il continuait à manger après le « coupez » du réalisateur, en lançant : « Quels accessoires ? Il est bon, ce poisson, allez ! »

  31. Bien que tourné en Louisiane, les scènes de tempête hivernale étaient bien réelles. Viggo Mortensen a convaincu Peter Farrelly et l'équipe de faire des heures supplémentaires, avec l'intuition qu'il allait neiger. À leur grande surprise, la neige n'a cessé de tomber et de s'accumuler. Ils ont fait beaucoup d'heures sup et ont pu annuler un tournage prévu plus tard dans le Minnesota pour capter des scènes de neige.

  32. Les voitures que conduit le groupe sont des Cadillac Sedan DeVille de 1962. La production en a utilisé trois, deux pour la conduite et une pour les plans fixes. La « voiture héroïne » était tellement chargée de matériel de tournage que les ressorts à boudin se sont affaissés et le toit s'est enfoncé.

  33. Sachant qu'il ferait un jour un film sur l'histoire qui lie Don Shirley et son père, Nick Vallelonga a demandé à ce dernier de lui raconter à nouveau ce qui s'était passé lors d'entretiens filmés. Il a aussi longuement parlé avec Shirley. Non seulement ses notes, mais aussi les souvenirs de son père, comme des photographies, des brochures, des cartes postales et même la carte routière utilisée pendant leur voyage, ont nourri l'écriture du scénario.

  34. Viggo Mortensen a tellement mangé à l'écran qu'il affirme n'avoir rien avalé de la restauration du plateau, et qu'il se retirait dans sa caravane à l'heure du déjeuner pour s'allonger et défaire sa ceinture. « Je ne pourrais pas vous dire ce qu'on servait. J'ai entendu dire que c'était très bon ! »

  35. Viggo Mortensen passait en fond sonore des épisodes des Soprano (1999) avec Tony Lip pendant qu'il se préparait le matin, pour retrouver ses rythmes de parole et son accent.

  36. Avant le tournage, Viggo Mortensen a été invité à rencontrer la famille de Nick Vallelonga autour d'un dîner de six heures. Il raconte : « Ça a failli me tuer, parce que je n'avais pas encore pris le poids — je n'avais pas encore élargi mon estomac... C'était presque fatal... » Quand la famille a cru qu'il refusait les portions supplémentaires parce qu'il n'aimait pas la nourriture, il s'est senti obligé de finir son assiette. Mais à chaque fois qu'il terminait une assiette, on lui en apportait une autre. « J'ai dit au revoir. On a fait une photo ensemble. J'ai boité jusqu'à ma voiture de location et j'ai fait tout un numéro : "oh, je rentre à Manhattan !" Et j'ai tourné au coin de la rue, garé la voiture, incliné mon siège, défait ma ceinture et je suis resté là une heure, à gémir. »

  37. L'échiquier de Doc n'a ni cases ni pièces noires.

  38. Les enfants de Tony Lip étaient plus jeunes que dans le film. Des acteurs plus âgés ont été engagés pour pouvoir tourner davantage d'heures par jour.

  39. L'ouverture du film montre Bobby Rydell chantant « That Old Black Magic » dans le club où travaille Tony Lip. Plus tard, le film montre l'extérieur du club, avec une affiche à l'entrée révélant Sammy Davis, Jr. comme prochaine célébrité à s'y produire. Sammy Davis, Jr. a lui aussi chanté sa propre version de « That Old Black Magic ».

  40. Tony ne comprend pas les langues étrangères à part l'italien, comme le montre son « danke schön » en allemand au lieu du russe, et sa répétition de « Joe Pan » à la place du nom du compositeur polonais Chopin.

  41. Si Green Book : Sur les routes du sud se concentre sur Tony Lip et Don Shirley, il ne faut pas oublier les deux autres membres du Don Shirley Trio, George, le contrebassiste, et Oleg, le violoncelliste. Peter Farrelly a cherché à la fois des musiciens qui savaient jouer la comédie et des acteurs capables de jouer d'un instrument. Il a finalement choisi des acteurs chevronnés, musiciens à leurs heures : Mike Hatton joue de la contrebasse tandis que Dimiter D. Marinov joue du violon depuis quinze ans. Bien qu'il n'ait jamais joué du violoncelle, il a travaillé jour et nuit avec un professeur, avec seulement cinq jours de préparation. Une fois engagé, la production a payé ses cours. En l'espace d'un mois, il maîtrisait les six morceaux joués dans le film.

  42. La scène de la pizza est tirée de la réalité : Nick Vallelonga raconte que Tony Lip commandait une pizza entière non découpée, la pliait et la mangeait. En entendant l'anecdote, Viggo Mortensen a insisté pour qu'on l'intègre au film. Peter Farrelly a protesté, arguant qu'il y avait déjà assez de scènes de repas drôles, mais a accepté d'essayer. Quand l'équipe a éclaté de rire, il a accepté de garder la scène.

  43. Mahershala Ali raconte que, lors de leur premier dîner de production pour parler du scénario, Viggo Mortensen a présenté avec enthousiasme à Peter Farrelly une sélection de crucifix et de pierres de jade. (« Pete, j'ai trouvé une pierre de jade parfaite ! ») Farrelly a utilisé cette pierre dans le film.

  44. C'est le premier film classé PG-13 à remporter l'Oscar du meilleur film depuis The Artist (2011).

  45. Dans la scène de la chambre d'hôtel partagée, un graffiti apparaît sur le mur à droite de la tête de Tony : « CASL de A », manifestement écrit par Viggo Mortensen, dont l'équipe de foot préférée est le Club Atletico San Lorenzo de Almagro.

  46. Dans le scénario, les scènes en italien sont simplement indiquées par « Ils parlent italien ». Viggo Mortensen a interrogé Peter Farrelly à ce sujet, et Farrelly l'a encouragé à construire lui-même les dialogues italiens. S'appuyant sur sa propre expérience d'avoir entendu de l'italien à Buenos Aires, il en résulte un mélange de calabrais et d'italien « rafistolé » tel qu'il se forme dans les communautés de la diaspora où se retrouvent des gens de différentes régions. Il s'est aussi efforcé de rendre la langue désuète, car l'argot et le vocabulaire parlés par la famille dataient de l'époque de l'immigration des pères de Vallelonga et Venere. Viggo l'a lui-même vécu après avoir passé son enfance en Argentine et être revenu adulte pour découvrir que tout son argot était dépassé.

  47. La costumière Betsy Heimann a ajusté les vêtements de Viggo Mortensen de façon assez serrée, suggérant que Tony avait acheté ses costumes bien des années plus tôt et que ses finances étaient trop serrées pour en acheter de nouveaux. Elle a aussi expliqué que la mode de l'époque voulait que les pantalons se portent haut sur la taille, et non sous le ventre. Elle a remarqué que Viggo avait intégré cela à son jeu, car Tony remonte régulièrement son pantalon en marchant, et elle a pensé : « Il fait ça pour moi ! »

  48. La scène où Tony Lip boit du lait pourrait être une référence au film La Fureur de vivre (1955), dans la scène où Jim Stark (interprété par James Dean) boit du lait et se frotte la tête avec la bouteille. Les deux scènes sont exactement identiques.

Anecdotes avec spoilers

  1. Afficher le spoiler

    Tony Lip a bel et bien frappé le policier et s'est retrouvé en prison avec le Dr Shirley, mais dans la réalité, l'incident s'est produit un an plus tard, à l'automne 1963. C'était lors d'un autre voyage sur la route, après la pause de Noël montrée à la fin du film. Shirley a bien appelé le procureur général de l'époque, Robert Kennedy, qui a aidé à les faire sortir de prison. Le président John F. Kennedy a été assassiné quelques jours plus tard.

  2. Afficher le spoiler

    Le morceau de piano avec lequel Doc impressionne la foule du bar est l'Étude op. 25 n° 11 « Vent d'hiver » de Frédéric Chopin. Elle est considérée comme l'une des pièces les plus difficiles à jouer, avec une note de 9 (la plus élevée) sur l'échelle de difficulté Henle.

  3. Afficher le spoiler

    Pour se préparer à jouer Don Shirley, Mahershala Ali a travaillé avec le compositeur du film, Kris Bowers. L'absence d'images d'archives de Don Shirley a toutefois compliqué son travail. Il a néanmoins pu glaner des informations auprès de Nick Vallelonga et Brian Currie, ainsi que dans un documentaire sur le Carnegie Hall, la salle de concert new-yorkaise au-dessus de laquelle Shirley vivait dans un loft avec 60 autres artistes.