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Willy Wonka au pays enchanté

Film · 1971

Willy Wonka au pays enchanté

Willy Wonka & the Chocolate Factory

235 anecdotes

Willy Wonka au pays enchanté : 235 anecdotes que vous ne connaissiez peut-être pas

  1. Le film a connu deux adaptations scéniques. La première version est tombée dans le domaine public, tandis que l'autre a d'abord été créée au Royaume-Uni, ce qui a donné au script une allure moderne pour la scène.

  2. L'idée d'adapter le livre au cinéma est née quand la fille de Mel Stuart, âgée de 10 ans, a lu le roman et demandé à son père d'en faire un film, avec « oncle Dave » (David L. Wolper) à la production. Stuart lui a versé 50 dollars pour le conseil.

  3. La scène devant l'usine de Wonka a été le premier jour de tournage de tous les enfants acteurs, sauf Peter Ostrum, qui incarnait Charlie.

  4. L'image de Willy Wonka appuyé sur la machine à Everlasting Gobstopper, la tête dans la main, est devenue un mème populaire pour illustrer un ton condescendant.

  5. Roald Dahl aurait été si furieux du traitement réservé à son livre (surtout à cause de la réécriture massive de David Seltzer) qu'il a refusé d'autoriser l'adaptation de sa suite, « Charlie and the Great Glass Elevator ». Seltzer avait une idée de nouvelle suite, mais des problèmes juridiques l'ont empêchée de voir le jour. Dahl aurait été si mécontent qu'il a toujours refusé de regarder le film terminé dans son intégralité. Un jour, à l'hôtel, il est tombé par hasard sur une diffusion télévisée du film, mais aurait changé de chaîne aussitôt qu'il a compris ce qu'il regardait. Ironie du sort, les images de tournage du DVD le montrent tout sourire lors de sa visite sur le plateau, et il a même assisté à la première. Julie Dawn Cole, revenue sur ces événements en 2011, se souvient d'un homme imposant et intimidant.

  6. Une intrigue secondaire propre au film : un homme se faisant passer pour l'industriel Arthur Slugworth (révélé plus tard comme un imposteur) tente de soudoyer les cinq enfants pour qu'ils jouent les espions industriels et volent les secrets de Wonka. Une scène suggère que Veruca envisage l'offre, une autre révèle que Mike est prêt à espionner Wonka. Charlie refuse, tandis qu'Augustus et Violet semblent avoir ignoré la tentation.

  7. L'équipe a fait s'allumer les lettres à l'extérieur de l'usine en les peignant directement sur la pellicule.

  8. Le film figure dans la liste 2004 de l'American Film Institute des 400 films nommés pour le top 100 des plus grandes musiques de films américains, pour la chanson « The Candy Man ».

  9. La chanson que Wonka entonne sur le Wonkamobile est « Ach so fromm »/« M'aparri », extraite de Martha de Flotow.

  10. Julie Dawn Cole, qui jouait Veruca Salt, a continué à jouer après Willy Wonka au pays enchanté ; son rôle le plus mémorable reste la mini-série britannique Poldark (1975), où elle apparaissait nue. Ensuite, elle a surtout abandonné le métier pour devenir psychothérapeute.

  11. Lors d'interviews pour les 40 ans de la sortie en salles, Denise Nickerson a raconté que, à force de mâcher du chewing-gum pour son rôle de Violet, elle s'est retrouvée avec 13 carries. La raison : si le chewing-gum sans sucre existait déjà au début des années 1970, sa formule différait de celle d'aujourd'hui et ne permettait pas de faire de bonnes bulles. Denise a donc dû mâcher du chewing-gum classique, sucré.

  12. Dans le film, le père de Charlie est décédé. Dans le livre, il est vivant et travaille dans une usine de dentifrice. Ce changement vient des producteurs, qui voulaient faire de Willy Wonka la figure paternelle que Charlie n'a jamais eue. Le père de Charlie finit par apparaître dans Charlie et la Chocolaterie (2005), sorti 34 ans plus tard.

  13. L'auteur Roald Dahl a écrit le roman Charlie et la Chocolaterie en 1964 et avait été engagé au départ pour en écrire le scénario. Il ne l'a cependant jamais terminé. Il a plutôt rédigé un synopsis qui renvoyait sans cesse à différents passages de son livre d'origine. David Seltzer, scénariste de La Malédiction, a été engagé pour une réécriture. Dahl a ensuite quitté le projet et renié le film, même s'il reste le seul scénariste crédité.

  14. Dans le roman, le grand-père Joe est censé avoir 96 ans et demi ; Jack Albertson en avait 63 au moment du tournage.

  15. C'est le film préféré de Marilyn Manson, qui y fait aussi référence dans certaines de ses chansons. Quand Charlie et la Chocolaterie (2005) a été annoncé, il voulait tellement le rôle de Willy Wonka qu'il a fait campagne pour l'obtenir, mais l'a perdu face à Johnny Depp. Manson a également repris « Wondrous Boat Ride » sous le titre « Prelude (The Family Trip) » comme morceau d'ouverture de son album « Portrait of an American Family ».

  16. Les citations littéraires de Wonka ne figuraient pas dans le scénario original de Roald Dahl. David Seltzer les a ajoutées dans un seul but en réécrivant le scénario. Parmi elles : « Is it my soul that calls upon my name? », tirée de « Roméo et Juliette » de William Shakespeare ; « The suspense is terrible, I hope it will last » est une citation d'« L'Importance d'être Constant » d'Oscar Wilde ; « Across the desert lies the Promised Land » n'est pas une citation mais une référence à l'histoire de Moïse et des Israélites, qui ont dû traverser un désert pour atteindre Canaan (leur Terre promise) ; « All I ask is a tall ship and a star to steer her by », tirée du poème « Sea Fever » de John Masefield ; « Round the world and home again, that's the sailor's way! », de « Homeward Bound » de William Allingham ; les paroles de la chanson « Sweet lovers love the spring... » viennent de « Comme il vous plaira » de Shakespeare ; « Candy is dandy, but liquor is quicker » constitue tout le texte du poème « Reflections on Ice Breaking » d'Ogden Nash ; « Where is fancy bred... » et « So shines a good deed in a weary world » sont tirés du « Marchand de Venise » de William Shakespeare (la réplique du « Marchand de Venise » a d'ailleurs été légèrement réécrite ; celle de Portia est en réalité « So shines a good deed in a naughty world ») ; « We are the music makers... » vient de l'« Ode » d'Arthur O'Shaughnessy, à laquelle on doit aussi l'expression « movers and shakers » ; « A thing of beauty is a joy forever », de « Endymion: A Poetic Romance » de John Keats ; « Swifter than eagles, stronger than lions » est un passage de la Bible, précisément 2 Samuel 1:23.

  17. Plusieurs acteurs ont été approchés pour le rôle de Wonka avant Gene Wilder : Joel Grey était le premier choix pour Willy Wonka, mais jugé pas assez imposant physiquement ; le choix initial de Roald Dahl était Spike Milligan ; Peter Sellers voulait désespérément le rôle et a même supplié Dahl de le soutenir ; le rôle a été proposé à Ron Moody, qui a décliné ; Jon Pertwee a dû refuser à cause du planning serré de Docteur Who (1963) à l'époque ; Sidney James et Kenneth Williams se sont montrés intéressés ; Frankie Howerd s'est vu offrir le rôle, mais des conflits d'emploi du temps avec Up Pompeii (1971) et The Chastity Belt (1972) l'ont contraint à refuser ; Dudley Moore, Peter Cook et Michael Crawford ont également été envisagés ; les six membres actifs des Monty Python — Graham Chapman, John Cleese, Eric Idle, Terry Gilliam, Terry Jones et Michael Palin — avaient exprimé un vif intérêt, mais ils ont été jugés pas assez connus pour un public international. Cleese, Idle et Palin ont été envisagés pour le même rôle dans Charlie et la Chocolaterie (2005). Eric Idle a enregistré la version audio du livre.

  18. Pour ménager le suspense, le film parle de Wonka sans jamais le montrer pendant presque la moitié de sa durée. Wonka apparaît précisément à la 44e minute, soit seulement 6 minutes avant le milieu du film, qui dure 100 minutes.

  19. La première diffusion télévisée commerciale a eu lieu sur NBC, le soir de Thanksgiving, le 28 novembre 1974.

  20. Quand Veruca s'exclame dans la salle des inventions que le comportement de Wonka est « absolument cinglé », Charlie prend sa défense : « Et ce n'est pas plus mal ! » Sa capacité à accueillir et à comprendre le côté ludique et l'excentricité créative de l'usine de Wonka, là où les autres enfants ne le pouvaient ou ne le voulaient pas, désigne Charlie comme l'enfant digne d'hériter de l'usine.

  21. Contrairement à une idée reçue, « snozzberry » n'était pas un euphémisme pour désigner une certaine partie du corps masculin. Dans son livre « Some Time Never » de 1948, Roald Dahl indiquait que les snozzberries constituaient l'alimentation principale des gremlins, décrits comme un fruit rouge sucré et juteux poussant dans les vergers.

  22. La réplique de Michael Goodliffe, « Not 'till you're twelve, son », a demandé plus de 40 prises.

  23. Grandpa Joe était censé être alité depuis 20 ans, mais il retrouve soudain sa mobilité quand il doit accompagner Charlie à l'usine de Wonka. Plusieurs sources ont suggéré que le grand-père simulait son handicap.

  24. Le film figure dans la liste 2006 de l'American Film Institute des 180 films nommés pour le classement des plus grandes comédies musicales de cinéma.

  25. Dans la scène où la distribution doit lécher le papier peint, les acteurs ont été obligés de lécher du vrai papier peint. Peter Ostrum a ensuite déclaré que c'était « plutôt dégueu ».

  26. La chanson que Wonka chante sur le Wonkamobile est « Ach so fromm »/« M'aparri », extraite de « Martha » de Friedrich von Flotow.

  27. Le code musical pour entrer dans la salle du chocolat, joué par Willy Wonka, est l'ouverture des « Noces de Figaro » de Wolfgang Amadeus Mozart ; Mrs. Teevee attribue à tort la composition à Sergei Rachmaninoff.

  28. Après la fin du tournage à Munich, en Allemagne, les studios et les décors ont été repris par l'équipe de Cabaret (1972). Sur le commentaire audio du DVD, un des enfants remarque : « On est partis, et Liza Minnelli est arrivée. »

  29. C'est le seul rôle au cinéma de Peter Ostrum. Il a arrêté de jouer après le film. Il est ensuite devenu vétérinaire pendant 39 ans avant de prendre sa retraite dans cette profession aussi.

  30. Pendant sa chanson « I Want it Now! », Veruca parle d'un bean feast. C'est une expression britannique qui désigne un dîner dans un lieu pittoresque, souvent offert par un employeur.

  31. Julie Dawn Cole fait partie des acteurs qui se sont fait avoir par la scène où Willy sort de son usine en boitant pour accueillir les gagnants du Ticket d'or. Elle raconte dans les commentaires du DVD qu'elle croyait que Gene Wilder s'était réellement blessé à la jambe et que le tournage allait devoir être interrompu quelque temps. Sa réaction, comme celle du reste du public, est authentique.

  32. La rivière de chocolat était composée de 150 000 gallons d'eau, de vrai chocolat et de crème. Les équipes ont dû changer la formule de la rivière de chocolat car, au départ, le mélange utilisé devenait rouge sang. À cause de la crème, la mixture a commencé à tourner, et à la fin du tournage, elle sentait horriblement mauvais. Michael Bollner, qui jouait Augustus Gloop, l'a décrite plus tard comme une « eau sale et puante ».

  33. Pendant la chanson « Pure Imagination », Willy Wonka fait tournoyer sa canne par-ci par-là pour figer la foule à différents moments du morceau. Vers la cinquante-troisième minute des commentaires du DVD, Paris Themmen, qui jouait Mike Teevee, raconte que lors d'une des prises, alors que Gene Wilder faisait tournoyer sa canne, il a frappé Themmen par accident. Dans ses mémoires « I Want it Now! », Julie Dawn Cole, qui jouait Veruca Salt, indique qu'elle a elle aussi été touchée par accident par la canne à plusieurs reprises.

  34. Interrogé sur ce qu'il pensait de Charlie et la Chocolaterie (2005), Gene Wilder a déclaré qu'il avait aimé la prestation de Johnny Depp en Willy Wonka mais détesté le film dans son ensemble, car il n'était pas fan de Tim Burton comme réalisateur, et il a dit qu'il se sentait en général insulté quand on refaisait ses films, même si le film de Tim Burton était une adaptation du livre et non un remake.

  35. Un défaut que David Seltzer trouvait au livre était que Charlie était trop parfait et n'avait aucun travers contrairement aux autres enfants, ce qu'il jugeait peu réaliste. C'est en partie pourquoi l'intrigue de Slugworth et la scène des boissons gazeuses ont été ajoutées au film : pour montrer que Charlie commet des erreurs comme les autres enfants ; la seule différence, c'est qu'il reconnaît ses fautes et se rachète. Ces scènes ont été coupées du film de 2005 puisqu'elles ne figuraient pas dans le livre (ce n'étaient que des éléments mineurs brièvement évoqués), ce qui a ironiquement valu au film des critiques sur un Charlie trop parfait et sans défaut.

  36. Paramount Pictures distribuait le film à l'origine. Après l'échec du film au box-office et sa brève chute dans l'oubli, Paramount a refusé de renouveler ses droits sur le film à l'approche de l'expiration du contrat et les a cédés à Warner Bros. Pictures. Lors de la ressortie du film en 4K UHD pour son 50e anniversaire, le disque a restauré le logo original de Paramount Pictures au début, à des fins historiques. C'était la première fois depuis des décennies que le film sortait avec ses logos d'ouverture d'origine.

  37. Le chef décorateur du film était Harper Goff. Son nom ne dira rien au grand public, mais les fans de fantasy et de science-fiction le reconnaîtront immédiatement comme le chef décorateur de « 20 000 Lieues sous les mers » de Disney. Outre de nombreux effets spéciaux, il a dessiné l'extérieur emblématique du Nautilus ainsi que les décors intérieurs du sous-marin.

  38. Contrairement aux autres enfants qui vivaient dans d'autres villes ou sur d'autres continents, Charlie habitait à quelques rues seulement de l'usine de Wonka.

  39. Peter Ostrum raconte dans les commentaires du DVD que lui et Jack Albertson étaient très impatients de tourner la scène des boissons gazeuses, pensant que ce serait très amusant, mais que ça ne l'a pas été à cause du métal qui les entourait, plutôt coupant, et des harnais serrés au niveau de l'entrejambe. Albertson plaisantait en disant qu'il faudrait passer en fond sonore la musique de la Suite Casse-Noisette de Piotr Ilitch Tchaïkovski pendant cette scène.

  40. À la sortie du film, certains ont suggéré que le changement de titre de « Charlie et la Chocolaterie » en Willy Wonka au pays enchanté (1971) était le fait de groupes afro-américains qui s'opposaient à la juxtaposition des mots « Charlie » et « chocolate » dans le titre. Des préoccupations raciales ont aussi dicté un changement d'apparence des Oompa-Loompas. Dans les premières versions du roman et des illustrations, les Oompa-Loompas étaient représentés comme des pygmées africains noirs. À l'époque, la National Association for the Advancement of Colored People (NAACP) a protesté, jugeant que les Oompa-Loompas rappelaient trop les Africains réduits en esclavage. L'équipe de production du film a choisi de représenter les Oompa-Loompas avec une peau orange et des cheveux verts. En 1973, Roald Dahl a révisé le roman pour décrire les Oompa-Loompas comme ayant la peau blanche.

  41. Julie Dawn Cole (Veruca Salt) avoue dans les commentaires du DVD qu'elle a gardé par accident son Everlasting Gobstopper et son Ticket d'or du plateau. Peter Ostrum (Charlie Bucket) dit avoir rendu son Ticket d'or parce qu'on le lui avait demandé. Parmi les autres accessoires que Cole a gardés du film figurent une barre Scrumdiddlyumptious et une barre Wonka. Julie a gardé l'un des œufs en or originaux qui lui avait été offert sur le plateau pour son 13e anniversaire. Il a ensuite été vendu aux enchères comme pièce rare de collection de cinéma. Elle a aussi vendu son Everlasting Gobstopper à la sortie du remake de Tim Burton, pour un montant non divulgué. À ce jour, elle possède toujours une barre Scrumdiddlyumptious et une barre Wonka. Son Ticket d'or est exposé dans la confiserie Sweet Pete's à Jacksonville, en Floride.

  42. « Salt's Nuts » est le nom de l'usine qui appartient au père de Veruca.

  43. Dans la scène où la visite entre pour la première fois dans la salle de la rivière de chocolat, Julie Dawn Cole ignorait que le rocher qu'elle utilise pour casser le gros morceau de bonbon était réel, et elle retombe dessus, se blessant au genou. Si vous regardez bien, on voit du sang sur son bas gauche. Elle a encore une cicatrice au genou depuis cette blessure.

  44. Les quatre autres enfants de Wonka incarnent certains des sept péchés capitaux : Augustus Gloop est la gourmandise, Veruca Salt la cupidité, Violet Beauregarde l'orgueil (car elle veut être le centre de l'attention et meilleure que sa camarade de classe, comme elle le déclare même publiquement), et Mike Teevee la paresse (la répugnance à l'effort, autrement dit la flemme. Il passe sa vie devant la télévision, rappelez-vous).

  45. Pendant le tournage, Paris Themmen, qui jouait Mike Teevee, comparait Gene Wilder à Fred Rogers de Mister Rogers' Neighborhood (1968), série en production depuis 3 ans à ce moment-là, en notant que la voix douce de Wilder ressemblait à celle de Rogers.

  46. David Tomlinson a été envisagé pour le rôle de Mr. Salt mais était pris par L'Apprentie sorcière (1971).

  47. L'inspiration du livre vient de l'enfance de Roald Dahl. Selon son autobiographie « Moi, Boy », lui et ses camarades de classe servaient volontiers de cobayes pour Cadbury et testaient de nouvelles inventions et créations de confiserie, ce qui a ensuite inspiré le récit à Dahl.

  48. Dans la scène où Wonka lit avec colère le contrat à voix haute devant Charlie et Grandpa Joe, il récite deux phrases en latin : « Fax mentis incendium gloriae culpum », qui se traduit par « le flambeau de l'esprit éclaire le chemin de la gloire », et « Nemo bis punitor delicatum », qui se traduit par « nul ne peut être puni deux fois pour la même faute ».

  49. Dans le documentaire Pure Imagination: The Story of 'Willy Wonka and the Chocolate Factory' (2001), Mel Stuart et David L. Wolper expliquent qu'ils ont fait appel à David Seltzer (qui avait travaillé avec Wolper sur plusieurs émissions) parce que le scénario de Roald Dahl manquait de nombreux éléments narratifs qu'ils jugeaient nécessaires, comme un méchant. Selon Seltzer, il est allé à Munich et s'est retrouvé dans une situation (travailler sur le scénario d'une grande comédie musicale sans aucune expérience préalable de scénariste) qu'avec le recul, il n'aurait pas acceptée.

  50. Gene Wilder a eu son mot à dire sur la garde-robe de Wonka ; il a fait passer le pantalon à bouteilles du vert au beige et a fait raccourcir le haut-de-forme.

  51. Dans le roman d'origine, le personnage d'Augustus Gloop est présenté comme un mangeur obsessionnel. Il est aussi décrit comme « énormément gros ». L'acteur qui l'incarne dans ce film n'était pas particulièrement obèse, et la version cinématographique d'Augustus fait preuve de bonnes manières à table et d'un comportement poli.

  52. Une bonne partie des friandises découvertes dans la chocolaterie n'étaient que des ballons gonflés pour ressembler à des bonbons ou des accessoires en polystyrène peints. Si l'on regarde bien au moment où Violet s'apprête à croquer dans l'ours géant en gélatine, on voit qu'elle ne mord pas dedans, pas plus que M. Beauregard quand il déroule le rouleau de fruits et mord au milieu.

  53. Buddy Ebsen, Burgess Meredith, Cesar Romero, Ray Bolger, Jack Haley, Lorne Greene, Sid Caesar, Phil Harris, Will Geer et Don Ameche ont été envisagés pour le rôle de Grand-père Joe.

  54. Roald Dahl a renié le film, dont le scénario a été en partie réécrit par David Seltzer après que Dahl eut dépassé les délais. Dahl s'est dit « déçu » parce que, selon lui, « le film mettait trop l'accent sur Willy Wonka et pas assez sur Charlie », et il a aussi regretté que Spike Milligan n'ait pas été engagé. Il a également été « furieux » des écarts d'intrigue imaginés par Seltzer dans sa version du scénario, notamment la transformation de Slugworth, personnage secondaire du livre, en espion (pour donner un méchant au film) et la scène des « boissons gazeuses qui font léviter ». Pour couronner le tout, Seltzer faisait débiter à Willy Wonka des citations qui ne figuraient pas dans le livre. Dahl a donc refusé de vendre à la société les droits de la suite du livre, « Charlie et le grand ascenseur de verre ».

  55. Le costume de Wonka porté par Gene Wilder s'est vendu pour près de 74 000 dollars en 2012.

  56. David L. Wolper a acheté les droits du livre de Roald Dahl pour 500 000 dollars.

  57. Vers la fin du film, Willy Wonka pique une colère parce que Charlie Bucket a enfreint une clause de son contrat. Comme on l'a vu plus tôt, Wonka a fait signer un contrat aux cinq enfants en veillant à ce qu'aucun ne lise les conditions. M. Salt et M. Beauregarde soupçonnaient Wonka de vouloir tromper les enfants. Le seul à avoir jamais lu les clauses de ce contrat, c'est Wonka lui-même.

  58. Peter Ostrum raconte dans le documentaire Pure Imagination: The Story of 'Willy Wonka and the Chocolate Factory' (2001) qu'il était en sixième quand il a lu un passage du livre pour le rôle de Charlie en mai 1970, faute de scénario. Fin juillet, il s'est rendu à New York pour un essai filmé et, quelques semaines plus tard, on lui a annoncé qu'il avait le rôle, laissant à sa famille dix jours pour l'installer à Munich pendant cinq mois.

  59. La scène de la fin de Violet Beauregarde, qui gonfle jusqu'à devenir une myrtille, a été tournée en deux prises. La première consistait à gonfler une combinaison gonflable, la seconde à glisser Denise Nickerson dans une coque en polystyrène en deux pièces. En faisant rouler Denise dans son costume de myrtille, les Oompa Loompas avaient du mal à maîtriser l'actrice : ils l'envoyaient plusieurs fois s'écraser contre le mur, ce qui a valu à Denise de déclarer dans le commentaire audio du DVD que les Oompa Loompas n'avaient pas leur « permis de conduire myrtille ». À l'époque, la superposition des couleurs était en cours de développement. Dans le livre, le visage et les cheveux de Violet deviennent bleus. Mel Stuart a travaillé dessus, mais n'a pu rendre bleu que son visage. La technique de superposition des couleurs a été perfectionnée à temps pour la sortie de La Guerre des étoiles (1977), prête à être utilisée pour rendre crédible le concept de sabre laser.

  60. Selon un éditeur qui a travaillé de longues années avec Roald Dahl, l'auteur était unanimement considéré comme un goujat, une personne odieuse et insupportable. Les mémoires récemment exhumés et relayés par le New Yorker le confirment : « Pendant près de vingt ans, son éditeur new-yorkais fut Alfred A. Knopf. Dans ses mémoires “Avid Reader”, Robert Gottlieb, qui y occupa un poste de direction de 1963 à 1987, évoque brièvement son travail avec Dahl : son comportement envers le personnel était si exigeant et grossier que personne ne voulait travailler avec lui. De toute façon, personne là-bas n'avait un rang assez élevé pour qu'il daigne traiter avec lui. Roald était un charmeur hors pair, mais son attitude chez Knopf devenait de plus en plus imprévisible et acariâtre. Les secrétaires étaient traitées comme des domestiques, il piquait des crises en personne comme par courrier, et Bob Bernstein, patron de Random House, ne cédait pas à ses exigences financières démesurées et provocatrices. »

  61. Mel Stuart voulait à l'origine révéler que Willy Wonka avait stratégiquement placé les tickets d'or pour léguer la chocolaterie à Charlie. L'idée a été abandonnée, mais des indices subsistent, notamment le fait que M. Wilkinson, sous les traits de Slugworth, surgit opportunément chaque fois qu'un ticket est découvert.

  62. Le film est sorti la même année que Le terrassier (1971), dont Roald Dahl avait écrit le scénario.

  63. Jim Backus était le premier choix pour le rôle de M. Salt, mais il était jugé trop reconnaissable. Brian Murphy a également été approché. Backus et Roy Kinnear, qui a obtenu le rôle de M. Salt, ont tous deux joué dans les séries télévisées britanniques Man About the House (1973) et son dérivé George & Mildred (1976).

  64. Chaque fois qu'une scène était tournée dans la maison des Bucket, Ernst Ziegler, qui jouait Grand-père George, retirait ses chaussures et les glissait sous le lit du décor avant de se faufiler pour tourner. Au moment de filmer la partie de la chanson « I've Got a Golden Ticket » où Grand-père Joe et Charlie regardent sous le lit, le réalisateur Mel Stuart a voulu écarter les chaussures de Ziegler pour la scène, mais celui-ci a vivement protesté, craignant qu'on ne les lui prenne. Il tenait beaucoup à ces chaussures, ses seuls biens restants d'avant la Seconde Guerre mondiale. Stuart a fini par le convaincre de les laisser déplacer pour tourner la scène.

  65. Julie Dawn Cole a déclaré s'être inspirée, pour le caractère de son personnage Veruca Salt, d'autres filles de son école privée qu'elle « ne pouvait pas supporter ».

  66. Des centaines de garçons ont passé un essai filmé pour le rôle de Charlie avant que Peter Ostrum ne soit finalement choisi, littéralement quelques jours avant le début du tournage.

  67. Mel Stuart ne voulait pas montrer trop de véhicules, pour que le film ne paraisse jamais daté.

  68. Le ticket d'or de Willy Wonka annonce l'ouverture de la chocolaterie le 1er octobre, le jour même où le Walt Disney World d'Orlando, en Floride, a ouvert en 1971.

  69. Julie Dawn Cole, qui jouait Veruca Salt, détestait ironiquement le chocolat. Dans une scène, elle fracasse une citrouille en polystyrène remplie de chocolat et doit en manger.

  70. Peter Ostrum a déclaré que Jack Albertson était « tout simplement formidable » et qu'il était devenu son « mentor » pendant le tournage.

  71. La dernière chanson des Oompa Loompas a demandé cinquante prises.

  72. Un mannequin maquillé pour ressembler à Michael Bollner, qui jouait Augustus Gloop, a été utilisé pour la scène où Augustus reste coincé dans le tuyau, en particulier pour les plans larges où les invités le regardent depuis l'autre rive et lorsqu'il est finalement propulsé dans le tuyau. C'est ce qu'indique le commentaire audio du DVD et du Blu-ray. Une photo du mannequin figure même dans la section « Cast/Crew » du DVD du 30e anniversaire de Willy Wonka au pays enchanté (1971).

  73. Dans leurs interactions à l'écran, Violet Beauregarde semble constamment agacée par Veruca Salt. Elle affronte et insulte verbalement Veruca à deux reprises, sans que celle-ci réponde. Bien que Veruca montre un tempérament volcanique avec son père, elle ne réagit pas du tout aux propos plutôt insultants de Violet, de Willy Wonka, ni même à une réplique moqueuse de Charlie.

  74. Le film a été tourné à Munich, en Allemagne, mais les producteurs ont dû chercher hors d'Allemagne assez de personnes de petite taille pour jouer les Oompa Loompas. Beaucoup des interprètes engagés (allemands ou non) ne parlaient pas couramment anglais, voire pas du tout. C'est pourquoi certains semblent ne pas connaître les paroles des chansons pendant les numéros musicaux.

  75. Ernst Ziegler, qui jouait Grand-père George, était presque aveugle (à cause des gaz de combat de la Première Guerre mondiale), si bien qu'on lui indiquait une lumière rouge à suivre quand son personnage devait regarder dans une direction précise.

  76. Michael Bollner ne parlait pas bien anglais, ce qui explique qu'Augustus Gloop ait moins de répliques dans le film. Il n'en a que dix au total. Ce fut finalement sa seule apparition au cinéma : il ne souhaitait pas être acteur à plein temps et est devenu comptable fiscaliste.

  77. Plusieurs diffusions télévisées du film ont été amputées du passage « Cheer Up, Charlie ».

  78. Contrairement à une idée reçue, Fred Astaire n'a jamais été envisagé pour jouer Willy Wonka. Selon le livre de Mel Stuart « Pure Imagination: The Making of Willy Wonka », Fred a manifesté son intérêt pour le rôle de l'excentrique chocolatier, mais l'information n'est jamais parvenue à Stuart ni à David L. Wolper. Heureusement, car, comme Stuart l'écrit dans son livre, il n'imaginait pas Willy Wonka comme un homme de 72 ans, l'âge qu'avait justement Astaire à l'époque.

  79. La salle qui rétrécit n'est pas une illusion d'optique. La pièce fait d'abord 2,4 mètres de haut et se resserre jusqu'à 1,2 mètre.

  80. Bien qu'il soit crédité en premier, Gene Wilder, qui joue Willy Wonka, n'apparaît qu'à environ 00:12:50, même s'il est présent à l'écran de façon continue d'environ 00:44:00 jusqu'à la fin. Il est toutefois mentionné plusieurs fois pendant la première moitié du film.

  81. Le film a servi de base au clip de la chanson « Fergalicious » (2006) de Fergie.

  82. PLACEMENT DE PRODUIT : pendant la grande scène d'ouverture, avant que Wonka fasse son apparition publique et ouvre la grille aux gagnants des tickets, un vendeur passe avec une caisse portant la marque Coca-Cola.

  83. D'après le livre de Mel Stuart « Pure Imagination: The Making of Willy Wonka and the Chocolate Factory », si tout, dans le bureau de Willy, est coupé en deux, c'est que Stuart ne supportait pas l'idée, après avoir traversé toutes les salles fantaisistes et créatives de l'usine, de terminer le film dans un bureau ordinaire. Tout a donc été coupé en deux pour donner à la pièce un air plus « wonkaesque ».

  84. Dans les commentaires du DVD, Peter Ostrum raconte que vers la fin du tournage (où il était le seul enfant restant), lui et Gene Wilder déjeunaient souvent ensemble. En toute logique, ils terminaient ces repas en partageant une tablette de chocolat en dessert, en retournant sur le plateau.

  85. Depuis 2023, le film est diffusé sur TBS et TNT.

  86. La petite scène entre Charlie (Peter Ostrum) et sa mère (Diana Sowle) avant la chanson « Cheer Up, Charlie » a été tournée à 1 h 00 du matin.

  87. Pour l'édition DVD du 30e anniversaire, les commentaires audio sont assurés par les cinq enfants acteurs : Peter Ostrum, Michael Bollner, Julie Dawn Cole, Denise Nickerson et Paris Themmen.

  88. Denise Nickerson, qui jouait Violet Beauregarde, et Stephen Dunne, qui jouait le présentateur Stanley Kael, ont tous deux joué dans The Brady Bunch (1969).

  89. Le réparateur cite le poème « The Fairies » de William Allingham : « Up the airy mountain, down the rushy glen, we daren't go a hunting, for fear of little men. You see, nobody ever goes in... and nobody ever comes out. »

  90. Sur le ticket d'or, la date à laquelle tout le monde doit se rendre à l'usine est le 1er octobre. Or, le 1er octobre 1971, le Walt Disney World en Floride a officiellement ouvert.

  91. Dans la scène où Wonka fait sa petite culbute, la brique dans laquelle se plante sa canne est en polystyrène.

  92. Le groupe de rock Veruca Salt, surtout connu pour sa chanson « Seether » entre autres, tire son nom de ce film. Par la suite, le groupe de rock Seether (connu pour des titres comme « Remedy », « Fake It » et « Fine Again ») a pris son nom de cette chanson, ce qui les relie au film par quelques degrés de séparation.

  93. Quand Alberto Minoleta, le joueur paraguayen, est annoncé comme le cinquième détenteur du ticket d'or, la photo diffusée aux informations est celle de Martin Bormann, chef de la chancellerie du parti nazi et secrétaire particulier d'Adolf Hitler. Le fait que le personnage vienne du Paraguay est une private joke, puisque certains nazis de premier plan, dont Adolf Eichmann et Josef Mengele, ont fui en Amérique du Sud pour échapper à la justice. On croyait alors que Bormann s'était lui aussi réfugié en Amérique du Sud, mais l'année suivant la sortie du film, sa dépouille a été retrouvée à Berlin : il était mort en tentant de fuir la ville pendant le siège soviétique, en 1945.

  94. Pour la scène du bateau, le film utilise des images tirées de divers films de cinéma inconnus comme visions du tunnel, dont une araignée, un mille-pattes géant rampant sur le visage d'un homme, un globe oculaire humain, une tête de poulet tranchée à la hache, un caméléon mangeant un insecte et M. Slugworth, le rival de Wonka.

  95. Après le succès du film, le studio avait prévu d'adapter la suite, Charlie and the Great Glass Elevator. Mais Roald Dahl a tellement détesté ce film qu'il a refusé de vendre les droits de son livre suivant. Il a été question d'écrire un scénario pour une suite originale, mais le projet a été abandonné et aucune suite n'a jamais vu le jour.

  96. Denise Nickerson (Violet Beauregarde) et Julie Dawn Cole (Veruca Salt) avaient un faible pour Peter Ostrum (Charlie Bucket), et une sorte de triangle amoureux s'est noué pendant la production, Denise et Julie se disputant chaque jour la place à côté du jeune acteur. Pendant le tournage, les filles alternaient les jours pour savoir laquelle passait du temps avec Ostrum. Bob Roe, le fils du premier assistant réalisateur Jack Roe, attirait lui aussi les deux filles. Les jours où elles ne pouvaient pas être avec Peter, elles les passaient avec Roe.

  97. Les cheveux de Veruca Salt raccourcissent progressivement tout au long du film, car les équipes coupaient sans cesse les fourches de Julie Dawn Cole.

  98. Peter Ostrum a mué pendant le film. Cela s'entend : sa voix est haut perchée dans le duo de « I've Got a Golden Ticket » et bien plus grave plus tard, notamment dans la scène des bulles, et dans un plan vers la fin, il dépasse Paris de toute la tête.

  99. Violet Beauregarde parle à plusieurs reprises de sa meilleure amie, Cornelia Prinzmetel. Cornelia est un personnage du roman qui n'apparaît jamais à l'écran.

  100. La scène de la myrtille de Denise Nickerson a été tournée en plein milieu de la journée, ce qui laissait un créneau entre les prises pour le déjeuner. Elle a dû rester dans son costume de myrtille tout ce temps et être retournée plusieurs fois pour maintenir une bonne circulation sanguine.

  101. Les appareils accrochés au mur de la salle des inventions sont de vieux extracteurs de jus ; on les aperçoit à l'arrière-plan, sur le mur près de la porte, au moment où Violet se transforme en myrtille, probablement un clin d'œil après ce qui lui arrive.

  102. Le film a été diffusé pour la première fois à la télévision britannique le 1er janvier 1977 sur BBC One.

  103. C'est ce film qui a donné à Salma Hayek, alors âgée de 6 ans, l'envie de devenir actrice.

  104. Avant de faire embarquer ses invités à bord du Wonkatania, il présente son bateau en français : « mesdames et messieurs, maintenant nous allons faire grand petit voyage par bateau. Voulez-vous entrer le Wonkatania ? » Traduit en anglais, cela donne : « Ladies and gentlemen, now we're going to take a big little boat trip. Do you want to enter the Wonkatania? »

  105. Augustus Gloop vient de Dusselheim, en Allemagne de l'Ouest ; Violet Beauregarde de Miles City, dans le Montana (le seul lieu réel mentionné) ; et Mike Teevee de Marble Falls, en Arizona. Les villes d'origine de Charlie Bucket et de Veruca Salt ne sont jamais précisées dans le film, mais Veruca et sa famille habitent probablement en Angleterre : son numéro s'affiche au-dessus des îles Britanniques, M. Salt promet à ses ouvriers une prime de 1 £ à celui qui trouvera le prochain ticket d'or, et une enseigne dans l'usine proclame « SALT'S: THE PEANUTS OF THE QUEEN! »

  106. Dans les commentaires du DVD, Michael Bollner (Augustus Gloop) raconte qu'il a eu du mal à jouer la scène du restaurant, car il devait manger de la saucisse de Francfort, qu'il n'aimait pas.

  107. Selon une interview de Peter Ostrum, Mark Lester a été écarté pour le rôle de Charlie à cause de sa voix de chant très aiguë.

  108. Le S.S. Wonkatania était censé ressembler à un trois-mâts du XVIe siècle, mais il aurait été trop grand pour tenir dans le studio.

  109. La diffusion du film sur NBC le 23 novembre 1975 a été retardée de 45 minutes par un match de NFL entre les Oakland Raiders et les Washington Redskins, qui est allé en prolongation. Malgré de nombreux appels à NBC de téléspectateurs voulant voir le film, le match est resté à l'antenne. Le match « Heidi » de 1968 et le tollé qui s'ensuivit avaient poussé les chaînes à changer leurs règles.

  110. Les auteurs de littérature jeunesse sont réputés hostiles à Hollywood et à ses tentatives d'adapter leurs histoires. Roald Dahl (même s'il aurait souvent été présent sur le plateau avant la première du film, selon des gens comme Julie Dawn Cole) détestait ce film et ne s'en cachait pas devant la presse. Un an plus tôt, Norton Juster, auteur de The Phantom Tollbooth (1970), au thème proche, s'était lui aussi montré très critique et hostile envers l'adaptation de son histoire produite par Chuck Jones et la MGM, sortie en 1970 avec Butch Patrick. Et deux ans après la première de Chocolate Factory, E.B. White a démoli la version Hanna-Barbera de 1973 de son classique Charlotte's Web (1973), la qualifiant de « parodie ». C.S. Lewis craignait tellement une adaptation en prises de vues réelles catastrophique de ses Chroniques de Narnia qu'il a écrit à la BBC pour lui interdire d'en faire un film. P.L. Travers détestait également Mary Poppins (1964). L'ironie, c'est que tous ces films sont bien sortis, que la plupart ont été des succès au box-office, que tous ont été chaleureusement accueillis par la critique et que le public les considère comme des classiques du cinéma jeunesse. Ces films n'ont d'ailleurs fait que renforcer le statut de classiques de ces livres dans le panthéon de la littérature jeunesse.

  111. À la mort de Gene Wilder en 2016, Peter Ostrum a changé sa bio sur les réseaux sociaux pour : « Ancien enfant acteur, vétérinaire, a hérité d'une chocolaterie le 29 août 2016. »

  112. Après avoir lu le scénario, Gene Wilder a déclaré qu'il accepterait le rôle de Willy Wonka à une condition : pouvoir boiter puis faire soudain une culbute dans la scène où il rencontre les enfants pour la première fois. Quand le réalisateur Mel Stuart lui a demandé pourquoi, Wilder a répondu que cela signifierait que « dès cet instant, plus personne ne saura si je mens ou si je dis la vérité ». Stuart a demandé : « Si je refuse, vous ne ferez pas le film ? » Wilder a répondu : « J'ai bien peur que ce soit la vérité. »

  113. L'année même de la sortie du film, Aubrey Woods — qui incarnait Bill, le propriétaire de la confiserie — est apparu dans le rôle du Contrôleur dans le serial de Docteur Who (1963) « Day of the Daleks ». Jon Pertwee, qui était alors Le Docteur dans la série, s'était vu proposer le rôle de Willy Wonka, mais l'a refusé en raison de son engagement dans la série.

  114. Tourné en 6 semaines.

  115. Le pays où se déroule le film est resté un mystère pendant plusieurs années. Diverses mesures ont été prises pour qu'il le reste : - Les voitures n'ont pas de plaques d'immatriculation américaines. - Le titre du journal est générique et ne révèle pas le nom de la ville. - L'identité de la pièce que Charlie trouve dans le caniveau n'est pas révélée. - Après lui avoir vendu une barre de chocolat, le vendeur ne précise pas le montant exact dû, comme c'est l'usage dans toute transaction (mais il indiquerait l'unité monétaire) ; il se contente de s'éclaircir la gorge. - M. Wilkinson/Slugworth corrompt Charlie avec « Dix mille de ces », en parlant d'unités monétaires, mais n'utilise pas le nom de la monnaie. - Charlie n'apparaît jamais à la télévision ; les pays étaient tous révélés lors d'interviews télévisées. - Le jour de leur arrivée à l'usine Wonka, Charlie et Grandpa Joe sont les seuls à ne pas tenir le drapeau de leur pays natal. - Dans la scène aérienne de la fin, on voit des voitures rouler à droite. Il a été révélé que le film a été tourné principalement en Allemagne et dans d'autres régions du Royaume-Uni.

  116. Le film a été tourné avec un budget dérisoire de seulement 3 millions de dollars, ce qui a obligé Mel Stuart et David Seltzer à couper plusieurs scènes du livre impossibles à filmer avec ces contraintes budgétaires, les plus célèbres étant la scène où le prince Pondicherry d'Inde demande à Wonka de lui construire un palais entier en chocolat, et la scène de l'écureuil décortiquant les noix remplacée par une salle aux oies dorées. Dresser des dizaines d'écureuils pour recréer la scène du livre aurait été impossible pour ce film.

  117. Les réactions des acteurs et actrices dans certaines scènes sont spontanées : dans la scène où Wonka sort en boitant de son usine pour accueillir les gagnants du Ticket d'Or, la réaction de chacun est authentique. Lorsque les enfants entrent pour la première fois dans la Salle de Chocolat et découvrent les jardins de bonbons, leurs réactions sont authentiques. Lors du tournage de la scène du tunnel, les réactions des acteurs au chant de Wonka étaient authentiques ; Peter Ostrum, Jack Albertson et Denise Nickerson étaient tous terrifiés et ont cru que Gene Wilder avait fait une crise psychotique. Dans la scène où Wonka hurle sur Charlie et Grandpa Joe, les réactions d'Ostrum et d'Albertson sont réelles. Wilder voulait en fait prévenir Ostrum à l'avance, mais le réalisateur Mel Stuart l'en a fortement dissuadé, pour ne pas gâcher l'effet de surprise.

  118. L'idée d'adapter Charlie et la Chocolaterie au cinéma est venue de la fille de 10 ans du réalisateur Mel Stuart, qui avait lu le livre et demandé à son père d'en faire un film. Stuart a ensuite apporté le livre au producteur David L. Wolper, qui se trouvait justement en discussions avec la société Quaker Oats. Quaker venait d'acquérir une entreprise de confiserie ; Wolper a convaincu Quaker de fabriquer des « Wonka Bars », qui ont financé le film pour les promouvoir.

  119. Bien qu'Augustus Gloop semble se noyer dans la rivière de chocolat, Michael Böllner [qui jouait le rôle] a expliqué dans une interview qu'elle ne faisait en réalité que 10 cm [4 pouces] de profondeur.

  120. Une intrigue secondaire du film est que Grandpa Joe essaie d'arrêter de fumer du tabac parce qu'il veut économiser de l'argent pour Charlie. Bien que son habitude de fumer soit mentionnée à plusieurs reprises, Joe n'est jamais réellement montré fumant sa pipe.

  121. Interviewé pour l'édition spéciale du 30e anniversaire, Gene Wilder a déclaré qu'il avait apprécié travailler avec la plupart des enfants acteurs, mais a dit que lui et l'équipe avaient eu quelques problèmes avec Paris Themmen, affirmant qu'il était « ingérable ».

  122. Les abeilles utilisées dans la machine à chewing-gum étaient des guêpes. Paris Themmen, fauteur de troubles notoire sur le plateau, les aurait libérées de leur cloche de verre et s'est fait piquer au visage.

  123. Le visage dans le film psychédélique du tunnel est celui de Walon Green, ami de Mel Stuart et scénariste de La Horde sauvage (1969). Selon les mémoires de Stuart, Green est la seule personne qui ait accepté de laisser un mille-pattes lui ramper sur le visage pour un film pour enfants. Il a confessé que la seule chose qui l'avait convaincu était que les mille-pattes sont inoffensifs et ne mordent pas, contrairement aux centipèdes venimeux.

  124. Un vrai manteau de vison a été fabriqué spécialement pour le personnage de Veruca Salt, joué par Julie Dawn Cole. Cole a un jour oublié le manteau à la cantine du studio, et il lui a été rapidement rendu.

  125. Veruca Salt démontre la richesse de sa famille en arrivant à l'usine de Wonka vêtue d'un manteau de vison. Elle se vante de posséder plusieurs autres manteaux de fourrure. La richesse de Veruca la distingue des autres enfants sur le plan de la classe sociale. Charlie travaille comme porteur de journaux, Augustus est le fils d'un boucher de classe inférieure, Violet est la fille d'un vendeur de voitures et Mike est le fils d'un professeur de géographie. Aucun d'eux ne semble avoir de milieu aisé.

  126. Le film fait plusieurs fois référence aux Vermicious Knids sans les montrer. Ce sont des extraterrestres prédateurs issus des œuvres de Roald Dahl et les principaux méchants du roman « Charlie et le grand ascenseur de verre » (1972). Ils seraient originaires de la planète fictive Vermes, située en dehors du système solaire.

  127. Classé huitième dans l'émission « Greatest Family Films » de la chaîne britannique Channel 4.

  128. Jack Albertson — qui jouait Grandpa Joe — est apparu aux côtés de Patricia Neal, l'épouse de Roald Dahl, dans The Subject Was Roses (1968). Il a remporté l'Oscar du meilleur acteur dans un second rôle pour ce film, battant son partenaire de ce film-ci, Gene Wilder, nommé pour Les Producteurs (1967).

  129. Le film a été tourné à Munich, en Allemagne, parce que c'était nettement moins cher qu'aux États-Unis et que la ville avait une « qualité de livre de contes ». Mel Stuart aimait aussi le côté méconnaissable des lieux, et a déclaré qu'il voulait filmer dans un endroit qui ne puisse être identifié à aucune époque ni aucun lieu, contrairement à New York, Saint-Louis ou Londres.

  130. La scène de la chute de Mike a été difficile à tourner. Lorsqu'on le voit de loin à la télévision, l'effet a été obtenu par incrustation sur fond bleu. Lorsqu'on le voit de près à la télévision, Paris Themmen — qui jouait Mike — se tenait sur une plateforme sur un immense poste de télévision. Le plan où Mme Teevee le soulève était une poupée, et le seul plan où l'on voit un gros plan de Mike suspendu aux doigts de sa mère (à environ une heure et trente minutes) a été obtenu en faisant suspendre Paris à un pouce et un index en polystyrène recouverts de tissu.

  131. Bien qu'elle ne soit pas visible, la reine Elizabeth II est mentionnée pendant la scène où des acheteurs tentent d'acquérir le dernier stock de barres Wonka en sol britannique, et il y a un remous dans la foule lorsque le commissaire-priseur s'exclame : « Votre Majesté ! »

  132. Paris Themmen — qui jouait Mike Teevee — était le plus jeune des enfants acteurs du film : il avait 11 ans.

  133. Dans la scène de l'expérience à la nitroglycérine, le symbole H-O-H au tableau noir est la formule développée de l'eau (H2O).

  134. La séquence du générique d'ouverture a été tournée dans une usine de chocolat Toblerone en Suisse.

  135. Le premier présentateur de journal que l'on voit est le pionnier de l'information télévisée Jack Latham, qui a fait ses débuts à l'antenne à Los Angeles sur NBC Channel 4 au début des années 1950.

  136. La scène où le technicien tente d'impressionner les trois hommes d'affaires avec l'ordinateur géant pour (sans succès) donner les résultats des (alors trois) Tickets d'Or restants a été la dernière scène tournée pour le film. Elle a été filmée à la dernière minute, au point qu'une tonne de bagages traînait sur le plateau, car l'équipe et les acteurs étaient déjà en train de faire leurs valises pour boucler le film.

  137. Peter Ostrum et les autres enfants acteurs sont restés proches au fil des années et participent régulièrement ensemble à des conventions de fans.

  138. Les « porte-manteaux » sont les mains peintes à la bombe de cinq menuisiers travaillant sur le film.

  139. La scène de l'oie dorée n'était pas dans le livre et remplaçait la scène des noix du livre. Cependant, la scène des noix apparaît dans le remake de 2005, Charlie et la Chocolaterie (2005).

  140. Dans Willy Wonka au pays enchanté (2003), les acteurs jouant les Oompa-Loompas ont déclaré que le maquillage était extrêmement inconfortable, et que le maquilleur restait sur le plateau car les projecteurs brûlants faisaient fondre leur maquillage, ce qui nécessitait des retouches constantes. Les couches de maquillage devenaient difficiles à décoller pour les acteurs en fin de journée.

  141. Contrairement aux autres scènes d'interview, celle d'Augustus Gloop a été tournée dans un authentique restaurant de Munich ; la plupart des membres de la distribution y allaient déjeuner pendant le tournage. Le restaurant s'appelle Hofbräukeller et a été entièrement reconstruit après un incendie qui l'a détruit à la fin des années 1980.

  142. Pendant la construction du bureau de Willy, où tout est coupé en deux, l'un des accessoiristes a accidentellement scié en deux une cafetière qui n'était pas un accessoire et que quelqu'un avait posée dans la zone de travail. Ce n'est que lorsque le café a commencé à couler qu'il a réalisé son erreur.

  143. On pense souvent à tort que le film est une production Warner Bros. En réalité, il a été produit de façon indépendante et sa sortie en 1971 a été assurée par Paramount Pictures. Cependant, les droits de distribution en salles ont expiré en 1977 et Paramount, à l'époque où la vidéo domestique n'existait pas encore, estimait que le film n'avait plus guère d'intérêt commercial, si bien qu'elle ne les a jamais renouvelés. Les droits ont finalement été rachetés par Warner Bros. en 1983, lorsque le studio développait son catalogue Warner Home Video après l'essor de la vidéo au début des années 1980. Le film est d'abord sorti chez eux en VHS et Betamax en 1984. Warner Bros. a également assuré la ressortie en salles pour le 25e anniversaire en 1996, ainsi que toutes les éditions vidéo ultérieures. C'est bien Warner Bros. qui a produit Charlie et la Chocolaterie (2005).

  144. Techniquement, Veruca Salt est la seule enfant à ne pas avoir trouvé de ticket d'or : elle a harcelé son père pour qu'il charge ses employés d'en dénicher un. C'est aussi la seule enfant que la presse et les autres n'ont pas harcelée.

  145. Augustus Gloop est allemand, tandis que Violet Beauregarde et Mike Teavee sont américains. La nationalité de Veruca Salt n'est pas précisée dans le roman original, même si sa scène de présentation dans le film laisse entendre qu'elle vit au Royaume-Uni. Le film de 2005 montre clairement que Veruca vient du Royaume-Uni. La nationalité de Charlie reste volontairement ambiguë dans les deux versions filmées comme dans le roman.

  146. Julie Dawn Cole, qui incarnait Veruca Salt, raconte dans ses mémoires « I Want it Now! » que le vélo-mixeur de la salle des inventions devait à l'origine être pédalé par un Oompa Loompa. Au moment de tourner la scène, on s'est toutefois aperçu qu'aucun des acteurs jouant les Oompa Loompas n'avait les jambes assez longues pour atteindre les pédales. Les cinéastes ont donc trouvé une solution créative : c'est Gene Wilder qui pédalait, tout en chantant « Sweet Lovers Love the Springtime ».

  147. Le film figure dans la liste des 500 longs métrages nommés en 2000 par l'American Film Institute pour son classement des 100 comédies américaines les plus drôles.

  148. Jack Albertson venait tout juste de remporter l'Oscar pour The Subject Was Roses (1968). Il était le seul lauréat d'un Oscar au sein du casting et de l'équipe ; Gene Wilder, lui, n'en a jamais gagné.

  149. Le Boeing 707 que l'on voit décharger des barres Wonka dans le film était le vol Pan Am 812, surnommé « Clipper Climax » ; il a été détruit dans un crash à Bali, en Indonésie, en 1974, qui a fait 107 morts.

  150. La salle des inventions comprend un pressoir à vin, un vieil extracteur de jus. Les Oompa-Loompas s'arrêtent un instant à côté en emmenant Violet Beauregarde pour la presser.

  151. Les Oompa Loompas avaient une réputation de fêtards invétérés en dehors du tournage, allant même jusqu'à se déplacer ensemble en limousine pour aller dans les bars.

  152. Peter Capell (le bricoleur) et Nora Denney (Mme Teevee) sont nés le même jour, le 3 septembre : Capell en 1912 et Denney en 1927.

  153. Le film laisse entendre que les enfants qui ont quitté la visite ont enfreint les conditions générales du contrat qu'ils ont signé. Une fois chaque enfant éliminé, le contrat signé devenait nul et non avenu. De même, Charlie a ignoré le contrat en goûtant aux boissons pétillantes, ce qui va dans ce sens.

  154. Parmi les dix acteurs qui ont joué les Oompa Loompas, une était une femme.

  155. Pauline Kael a dit ceci de Willy Wonka : « Une fantaisie musicale pour enfants qui ne trouve jamais le bon style ; c'est guindé et frénétique, comme des Prussiens qui s'amusent. »

  156. Dans le roman, Mike Teavee a un sale caractère. La version du film est bien plus calme et plutôt aimable avec les autres enfants. Contrairement aux autres enfants « méchants », il a apprécié sa transformation dans l'usine de Wonka. Sa mère, elle, réagit avec stupeur.

  157. Anthony Newley voulait jouer Bill, le patron de la confiserie, mais on l'a jugé trop reconnaissable ; c'est lui qui a finalement composé la musique du film. Richard O'Sullivan a aussi été envisagé pour le rôle. Don Lane a passé une audition et a tellement impressionné Mel Stuart qu'on l'a envisagé pour le rôle de Willy Wonka. Sammy Davis Jr. a également manifesté son intérêt, mais Stuart estimait que la présence d'une grande star dans la scène de la confiserie aurait cassé la réalité. La chanson de la confiserie, « The Candyman », est néanmoins devenue un incontournable de son spectacle pendant des années. La version de Davis est sortie en même temps que le film et est entrée dans le Top 100 du Billboard.

  158. Denise Nickerson ne voulait pas faire le passage où elle se cure le nez. Elle avait un faible pour Peter Ostrum et ne voulait pas se ridiculiser.

  159. Bien que le film ait été tourné en Allemagne, pays mondialement réputé pour ses bonbons, Peter Ostrum raconte dans le commentaire audio du DVD que les sucreries étaient expédiées des États-Unis. Selon ses mots : « Elles étaient plutôt rassises le temps qu'elles nous arrivent. »

  160. Leonard Maltin a attribué au film 2 étoiles et demie, déclarant : « le film a tous les ingrédients d'un classique… mais une cruauté de fond gâche le plaisir. » Fait notable, Maltin a tourné une introduction pour la ressortie du film en salles à l'occasion de son 55e anniversaire en 2026.

  161. Le livre ne précise jamais où se trouvent Charlie et l'usine Wonka. Le film non plus, même si tous les extérieurs ont été tournés en Allemagne pour lui donner un air de conte de fées. Tous les acteurs de la ville de Charlie parlent avec des accents américains et britanniques, avec çà et là une pointe d'accent allemand, ce qui brouille encore davantage toute localisation précise.

  162. Mel Stuart ne voulait pas au départ que Willy Wonka soit une comédie musicale : le film devait être une simple fantaisie adaptée du roman, conformément aux vœux de Roald Dahl, mais les producteurs l'ont convaincu en soulignant le succès de Mary Poppins (1964) et du Magicien d'Oz (1939). Les numéros musicaux ont été intégrés par des réécritures du scénario original de Dahl par David Seltzer, ce qui a rendu Dahl furieux.

  163. D'après les « enfants » de Wonka, la maquilleuse-coiffeuse, qui était allemande, employait le mot allemand « keflügel » pour désigner la chevelure souvent indisciplinée de Gene Wilder, sans se rendre compte que la traduction anglaise de ce mot est « chicken » (poulet).

  164. Le père de Violet est vendeur de voitures d'occasion ; cela annonce le personnage de Harry Wormwood dans Matilda (1996), également écrit par Roald Dahl.

  165. Même si le film n'a pas marché au box-office, il a curieusement gagné en notoriété lors de sa sortie en vidéo. Il a été l'un des films les plus loués au moment où le marché de la location a décollé dans les années 80.

  166. L'orthographe du nom de famille de Mike Teevee a fait débat. Dans le générique de fin du film, comme dans tous les supports promotionnels de la sortie américaine, le nom de Mike s'écrit « Teevee ». Dans le livre, c'est « Teavee ». Enfin, dans le film, lors de la scène où tous les enfants signent le grand contrat, on voit Mike signer « Mike T.V. ». Dans le commentaire audio du DVD, Paris Themmen raconte que, pendant la scène de signature, le réalisateur Mel Stuart lui a demandé de signer « Mike T.V. » pour que la scène soit tournée plus vite.

  167. David L. Wolper a d'abord contacté Richard Rodgers, puis Henry Mancini, pour composer la musique du film. Tous deux ont décliné.

  168. Pendant longtemps, et jusqu'en 1994, ce fut la seule apparition de Paris Themmen au cinéma. Il a arrêté le métier peu après ce film, ne souhaitant pas devenir acteur à plein temps ; il est devenu agent immobilier et directeur de casting.

  169. En 2014, le film a été inscrit au National Film Registry par la Bibliothèque du Congrès des États-Unis.

  170. Les rots que Charlie et Grandpa Joe émettent pour redescendre dans la salle des boissons pétillantes ont été créés par un bruiteur spécialiste des rots.

  171. Comparé aux autres enfants, Augustus Gloop a peu de répliques. Il n'a d'ailleurs quasiment aucune interaction avec les personnages, en dehors de sa propre famille.

  172. Avec ce film, Gene Wilder est devenu le premier de trois acteurs nommés au Golden Globe du meilleur acteur dans un film comique ou musical pour avoir joué Willy Wonka. Les deux autres sont Johnny Depp pour Charlie et la Chocolaterie (2005) et Timothée Chalamet pour Wonka (2023).

  173. Le groupe de drum & bass Pendulum utilise la voix de Gene Wilder issue de la scène du bateau dans son morceau « Through The Loop ».

  174. Quand Mel Stuart a apporté le livre à son ami producteur David L. Wolper, il ignorait que celui-ci discutait avec la société Quaker Oats pour trouver un film susceptible d'accueillir un placement de produit. C'est ainsi qu'est née la barre Wonka, une collaboration innovante et majeure à l'époque entre un confiseur et une société de production.

  175. Pendant la scène de la « Wonkamobile », la mousse qui giclait provenait d'extincteurs ordinaires, mais ce que le casting et l'équipe ignoraient, c'est que cette mousse était un puissant irritant cutané : après le tournage, les acteurs et actrices se sont retrouvés très mal à l'aise, la peau gonflée, et ont eu besoin de plusieurs jours de soins et de récupération.

  176. Veruca Salt et « Vermicious Knids » ont tous deux servi de noms à des groupes de rock bien des années après la sortie du film. Veruca Salt a eu un petit succès en 1994 avec « Seether ».

  177. Jack Albertson, qui jouait Grandpa Joe, est à l'origine de la réplique « An educated egg-dicator ».

  178. Selon les sources, Michael Bollner est tombé dans cette rivière entre six et quarante fois.

  179. Dans la foule devant l'usine Wonka, on aperçoit, à gauche de l'écran, une personne tenant une grosse caméra professionnelle. C'est avec cette caméra que furent tournés les plans de la foule, des familles sélectionnées qui s'avancent et du personnage de Slugworth.

  180. Le nom de Veruca Salt, aussi orthographié « Verruca » ou « Verucca », désigne en médecine une verrue, généralement située sur le pied et causée par un virus. Un nom qui semble bien choisi vu le caractère du personnage. Dans le livre comme dans Charlie et la Chocolaterie (2005), Willy Wonka précise, en apprenant le nom des enfants, qu'une « verruca » est une verrue sous le pied.

  181. Tout au long du film, Willy Wonka parle anglais, latin, français, allemand et italien.

  182. Ce film et Le convoi sauvage (1971) sont les deux sorties de 1971 qui ont précédé leurs secondes adaptations respectives, Charlie et la Chocolaterie (2005) et The Revenant (2015).

  183. Entre les prises, il arrivait souvent aux enfants acteurs de s'excuser les uns auprès des autres d'être aussi méchants.

  184. Dans les années 1990, Peter Ostrum, Denise Nickerson, Julie Dawn Cole et Paris Themmen ont tenté de reprendre contact avec Michael Bollner (Augustus Gloop), qu'ils n'avaient pas revu depuis le tournage, en payant une annonce dans un journal allemand intitulée « Augustus, donne un signe », pour lui demander de se manifester. Bollner a fini par répondre, surpris d'apprendre que le film avait eu un tel retentissement culturel : il n'en avait pas eu conscience, ayant depuis longtemps arrêté de jouer et le film étant peu diffusé dans son Allemagne natale.

  185. Le film fut financé à l'origine par la Quaker Oats Company, qui espérait le rattacher à une nouvelle barre chocolatée qu'elle comptait lancer sur le marché. À la sortie du film, l'entreprise a commencé à commercialiser ses barres Wonka. Malheureusement, une erreur dans la formule du chocolat faisait fondre les barres trop vite, même sur les rayons, et elles furent retirées du marché. Quaker a revendu la marque peu après à Sunline Inc., basée à Saint-Louis (qui rejoindra plus tard Nestlé via Rowntree). Sunline a fait le succès de la marque, et les confiseries Wonka (dont la plupart ne sont pas à base de chocolat) sont restées disponibles aux États-Unis jusqu'aux années 2010. Bien que le roman adapté s'intitule « Charlie et la Chocolaterie », le film a été rebaptisé pour accompagner ce lancement de confiseries.

  186. La plupart des petits rôles de ce film sont tenus par des Allemands.

  187. Dans la première scène de classe, on voit Madeline Stuart, la fille du réalisateur Mel Stuart, mâcher un chewing-gum et faire une bulle juste au moment où Charlie s'approche du bureau du professeur. Dans la deuxième scène de classe, le professeur lui demande combien de barres Wonka elle a ouvertes, et elle répond « une centaine ».

  188. Dans la première scène de classe, les élèves et le professeur ont tous le même manuel sur leur bureau : « Biological Science: Patterns and Processes », publié par Holt, Rinehart & Winston, 1966 et 1970.

  189. Avant d'entrer dans la salle des inventions, Willy Wonka prononce un discours d'introduction en allemand, avec l'accent, mais phonétiquement et grammaticalement correct pour le reste : « Meine Herrschaften, schenken Sie mir Ihre Aufmerksamkeit. Sie kommen jetzt in den interessantesten und gleichzeitig geheimsten Raum meiner Fabrik. Meine Damen und Herren: der Inventing Room. » Il prononce correctement le « r » allemand et dit « Inventing Room » avec un véritable accent allemand. Traduction du discours : « Mesdames et messieurs, accordez-moi votre attention. Vous entrez maintenant dans la salle la plus intéressante et en même temps la plus secrète de mon usine. Mesdames et messieurs : la salle des inventions. »

  190. Jean Stapleton était le premier choix pour incarner la mère de Mike Teevee, mais elle a refusé le rôle pour tourner le pilote d'une série télévisée : cette série était All in the Family (1971).

  191. La combinaison de la première porte de la chocolaterie est 99 et 44/100 pour cent pure, un slogan publicitaire des savons Ivory.

  192. Les spectateurs découvrent les coulisses de l'usine, mais jamais la fabrication des barres Wonka elles-mêmes, sur lesquelles le film repose.

  193. Bien que les barres de chocolat aient été conçues en abondance pour le film, très peu d'objets et d'accessoires ont survécu. Le réalisateur Mel Stuart a regretté de ne pas en avoir conservé davantage (ils vaudraient aujourd'hui très cher), expliquant qu'à l'époque du tournage, personne ne savait quel succès aurait le film.

  194. La pièce que Charlie trouve dans le caniveau est un thaler de Marie-Thérèse : une pièce autrichienne de la taille d'un dollar en argent, frappée pour la première fois en 1780 et produite presque sans interruption depuis par diverses monnaies.

  195. Dans le documentaire Pure Imagination: The Story of 'Willy Wonka and the Chocolate Factory' (2001), le scénariste David Seltzer et le réalisateur Mel Stuart racontent que David était parti de Munich pour sa maison de vacances dans le Maine, persuadé d'avoir fini sa contribution, quand Mel s'est rendu compte que le scénario se terminait sur la réplique du grand-père : « Youpi ! » Mel a appelé David dans le Maine depuis Munich pour lui dire qu'il ne pouvait pas terminer le film sans une bonne réplique finale. Dave a répondu la seule chose qui lui venait : qu'ils volaient dans les airs. Willy Wonka regarde alors Charlie et lui dit, d'un ton très solennel, les répliques du « ils vécurent heureux ».

  196. Denise Nickerson a vécu dans la vraie vie une expérience digne de Violet. Elle raconte dans le commentaire du DVD qu'un jour, en cours de maths, des enfants ont commencé à la montrer du doigt en riant, et qu'une de ses amies lui a dit qu'elle devenait violette. Le maquillage utilisé pour le film avait pénétré ses pores et refaisait surface (ce qui, plaisante-t-elle, lui a évité tout rendez-vous dans cette école).

  197. Si l'on regarde bien pendant la séquence musicale « Candyman », Bill, le patron de la confiserie, frappe accidentellement une fille au visage en ouvrant le comptoir. C'était sans doute purement accidentel et non écrit, mais des fans du film en ont déduit que le personnage n'est pas sympathique : il lance volontiers des bonbons aux enfants riches qui entrent dans la boutique sans réclamer de paiement, alors que lorsque Charlie vient acheter des bonbons et se met aussitôt à manger, Bill exige son argent et lui fait la leçon sur la vitesse à laquelle il mange. Le gag du comptoir frappant le visage de la fille a été repris dans une version animée du film avec le chat et la souris Tom et Jerry, Tom and Jerry: Willy Wonka and the Chocolate Factory (2017), sortie 46 ans plus tard.

  198. La scène où Veruca court dans la salle des œufs a demandé trente-neuf prises : il fallait à chaque fois tout empiler et tout remettre en place.

  199. En montant à bord du Wonkatania, le grand-père Joe dit : « Si c'est une dame, alors je suis un Vermicious Knid. » Déjà évoqués par Wonka, les Vermicious Knids sont des croque-mitaines présents dans de nombreux ouvrages de Roald Dahl, dont Charlie et la Chocolaterie. On les retrouve dans Charlie and the Great Glass Elevator, où ce sont des extraterrestres en forme de blobs qui envahissent le Space Hotel USA.

  200. Dans le roman comme dans le film, Mike Teavee est obsédé par la télévision. Dans le roman, il aime les films de gangsters ; dans le film, il préfère les westerns. Le film lui ajoute un trait de caractère : il est passionné d'armes et rêve d'en posséder. Son père lui dit qu'il ne le laissera pas avoir d'arme avant ses 12 ans.

  201. Pendant le tournage, l'équipe a séjourné au Schlosshotel Grünwald, à Munich, en Allemagne.

  202. La ville de Nördlingen, en Allemagne, survolée par l'ascenseur de verre à la fin, a une particularité rare : elle se situe dans un cratère de vingt-cinq kilomètres (quinze milles et demi) de large, creusé par l'impact d'un astéroïde il y a plus de quatorze millions d'années. On distingue tout juste les crêtes du bord du cratère en haut de l'écran (ce n'est pas l'enceinte de la ville). Certaines constructions en pierre de Nördlingen et des environs sont parsemées de minuscules diamants issus de l'impact.

  203. Dans le commentaire du DVD, Denise Nickerson et Paris Themmen citent des répliques du film où ils ont une intonation anglaise, à force de côtoyer Julie Dawn Cole. Pour Nickerson, c'est quand elle répète « Everlasting Gobstopper » après que Willy Wonka les a montrés aux enfants pour la première fois ; pour Themmen, c'est quand il demande « Am I coming in clear » après être passé par la télévision.

  204. La chanson que Wonka chante pendant la balade en bateau (« There's no earthly way of knowing... ») est le seul texte de chanson tiré directement du livre de Roald Dahl. Toutes les autres ont été écrites spécialement pour le film.

  205. C'est le seul rôle au cinéma de Peter Ostrum, l'interprète de Charlie Bucket. Ostrum a décliné la proposition de David L. Wolper d'un contrat de trois films, préférant garder ses options ouvertes. Peu emballé par la première, il a acheté un cheval, ce qui l'a conduit à devenir vétérinaire. Ostrum n'a tenté de revenir au métier d'acteur qu'une seule fois, en passant une audition pour le rôle d'Alan Strang après le départ de Peter Firth de la production de « Equus » à Broadway en 1975. En 2013, Julie Dawn Cole, l'interprète de Veruca Salt, était la seule des enfants acteurs à jouer encore.

  206. D'après le livre de Julie Dawn Cole, sa première scène fut en réalité la dernière tournée avec elle. On la voyait dans l'entreprise de son père, avec ses employés ouvrant toutes les tablettes Wonka. Avant le tournage de cette scène, Julie a eu ses premières règles et l'équipe s'en est aperçue. Sa poitrine avait poussé, et le réalisateur voulait lui bander la poitrine pour qu'elle paraisse plus petite, comme dans les autres scènes. Julie a demandé qu'on ne le fasse pas. Le réalisateur a donc renoncé.

  207. Quand Willy Wonka boit dans une coupe en forme de fleur et la mange, celle-ci est en cire. Gene Wilder devait mâcher les morceaux de cire jusqu'à la fin de la prise, puis les recracher.

  208. Le 53e plus gros succès au box-office américain de 1971.

  209. Julie Dawn Cole révèle dans son autobiographie que plusieurs autres images grotesques figuraient dans la scène du tunnel en bateau mais n'ont jamais été retenues au montage final. L'une d'elles montrait une grosse aiguille enfoncée dans un bras.

  210. Il a fallu deux semaines d'entraînement à Gene Wilder avec deux cascadeurs pour réussir la culbute de Wonka.

  211. La combinaison musicale qui ouvre la porte de la salle du chocolat est tirée des « Noces de Figaro » de Mozart, et non d'une pièce de Rachmaninov comme le prétend Mrs. Teevee.

  212. Le Wonkatania suivait un rail dans la rivière de chocolat, mais l'acteur qui jouait l'Oompa Loompa à la barre croyait la piloter. Pour préserver la crédibilité, le réalisateur Mel Stuart ne lui a pas dit la vérité.

  213. La scène où Charlie rentre chez lui en courant avec le ticket d'or fut la première tournée.

  214. Bien que Roald Dahl soit crédité comme scénariste officiel du film, David Seltzer a été appelé pour des réécritures non créditées, contre la volonté de Dahl. Sa principale contribution fut d'ajouter les numéros musicaux. C'en fut assez pour que Dahl renie le film.

  215. Sélectionné par la Library of Congress en 2014 pour figurer au National Film Registry.

  216. Le film introduit un personnage entièrement nouveau, l'excentrique professeur Mr. Turkentine. Il est présenté comme l'instituteur de Charlie, qu'on découvre en train de faire des expériences chimiques en classe et de provoquer de petites explosions.

  217. Dans le roman, la relation entre Willy Wonka et les Oompa-Loompas est moralement ambiguë. Il les a aidés à quitter leur terre natale inhospitalière et leur a offert un travail et un logement. Mais il précise qu'il les paie en fèves de cacao plutôt qu'en argent.

  218. Mr. Salt promet une prime de 1 £ à ses ouvriers pour qui trouvera un ticket d'or. En dollars de 1971, cela fait 2,50 $. Plus tard, une enchère pour un carton de tablettes Wonka monte à 5 000 £ (1971), soit 12 222 $ en 1971.

  219. Pour créer l'illusion du mouvement, l'équipe projetait derrière le bateau des images d'un tunnel routier de Munich.

  220. Malgré ses piètres résultats au box-office, le film a attiré l'attention grâce à ses diffusions à la télévision et sur le câble ainsi qu'à ses locations, et il est devenu un film culte.

  221. Pendant son numéro musical, Veruca Salt réclame ni plus ni moins le monde entier, ce qui suggère que ses désirs dépassent largement ce que son père industriel peut lui offrir.

  222. Le jeu de Gene Wilder pendant la séquence du bateau était si convaincant qu'il a effrayé certains des autres acteurs, dont Denise Nickerson (Violet). Ils croyaient que Wilder devenait fou à force d'être dans le tunnel.

  223. Les tablettes Wonka du film étaient des accessoires en bois recouverts d'emballages.

  224. Gloria Manon, l'actrice qui joue la femme de la séquence de prise d'otage, dont le mari Harold est retenu en échange de ses tablettes Wonka, incarne aussi la journaliste qui interviewe Mike Teevee. Elle est légèrement hors champ, mais a une réplique adressée à Mike.

  225. D'après « Pure Imagination: The Making of Willy Wonka » du réalisateur Mel Stuart, quand Gene Wilder est entré pour l'audition, Stuart savait avant même qu'il ait prononcé un mot qu'il avait trouvé son Willy Wonka. L'audition l'en a encore plus convaincu, si bien que lorsque Wilder a terminé et quitté la pièce, Stuart l'a poursuivi dans le couloir, l'a rattrapé devant les ascenseurs, lui a attrapé le bras et lui a dit : « Tu fais ce film, il n'y a pas à discuter ! Tu es Willy Wonka ! » Le producteur David L. Wolper, en revanche, était furieux car il n'avait pas encore eu l'occasion de négocier les honoraires.

  226. Dans les commentaires du DVD, les enfants acteurs révèlent que le garçon nommé Winkelman était joué par Peter Stuart, le fils de Mel Stuart. Le garçon non crédité assis devant Peter Ostrum dans les scènes de classe est Bob Roe, fils du premier assistant réalisateur Jack Roe, et la fille non créditée aux couettes, dans la classe de l'autre côté de l'allée par rapport à Peter, était jouée par Madeline, la fille de Mel. Dans le bonus « Pure Imagination », Mel raconte que sa fille avait 10 ans en 1970 lorsqu'elle a lu le livre et lui a suggéré d'aller voir « oncle Dave » (David L. Wolper) avec l'idée d'en faire un film.

  227. Le supergroupe de drum & bass Pendulum a utilisé la scène du tunnel comme sample pour le morceau « Through The Loop », tiré de leur premier album « Hold Your Colour ».

  228. Dans la scène de la confiserie au début du film, on aperçoit une enseigne « Fickelgruber's Fudge ». Dans le livre, Fickelgruber était, avec Slugworth, l'un des chocolatiers rivaux qui envoyaient des espions à l'usine de Wonka. C'est un choix de nom plutôt inquiétant pour un livre et un film pour enfants, d'autant que le film a été tourné en Allemagne : il rime avec Schicklgruber, le nom de famille d'origine d'Alois Hitler, le père d'Adolf Hitler.

Anecdotes avec spoilers

  1. Afficher le spoiler

    La scène de la chute de Veruca a été tournée le jour des 13 ans de Julie Dawn Cole, le 26 octobre 1970. Dans les commentaires du DVD, Cole raconte que « personne ne lui a souhaité un bon anniversaire », et Denise Nickerson se met à chanter.

  2. Afficher le spoiler

    Pendant les répétitions de la scène où Willy Wonka engueule Grandpa Joe et Charlie pour avoir volé des boissons gazeuses, Gene Wilder se retenait et jouait plus la déception que la colère. Il faisait cela pour que, lorsqu'il leur hurlerait dessus pendant le tournage, les réactions de stupeur de Jack Albertson et Peter Ostrum soient authentiques.

  3. Afficher le spoiler

    Gene Wilder n'apparaît qu'au bout de 45 minutes de film.

  4. Afficher le spoiler

    Les moyens de transport dans l'usine deviennent de plus en plus petits à mesure que les enfants sont éliminés. Certains spectateurs en ont déduit que Wonka avait volontairement laissé quatre des cinq enfants se blesser pour n'en garder qu'un seul auprès de lui comme héritier.

  5. Afficher le spoiler

    Contrairement à une idée reçue, l'intrigue de Slugworth et les boissons gazeuses apparaissaient brièvement dans le roman et n'étaient pas des inventions originales. Slugworth figurait parmi les nombreux propriétaires de chocolateries rivales qui envoyaient des espions voler les recettes. Wonka avait été contraint de licencier ses ouvriers humains et de fermer l'usine pendant des années jusqu'à ce qu'il trouve les Oompa Loompas. Cet élément a été étoffé pour offrir un test supplémentaire de la moralité et de l'attitude des enfants. Les boissons gazeuses sont représentées exactement comme dans le livre, même si Charlie n'y a jamais goûté. La séquence où Charlie enfreint les règles a été ajoutée pour aboutir à un dénouement plus dramatique dans le bureau de Wonka à la fin.

  6. Afficher le spoiler

    La légende urbaine du « méchant patron de la confiserie » repose sur une chorégraphie maladroite et des marques ratées, et ignore un point majeur de l'intrigue : c'est ce même patron de la confiserie qui convainc Charlie d'acheter une tablette Wonka pour son grand-père, celle-là même qui contient le cinquième ticket d'or.

  7. Afficher le spoiler

    Quand Grandpa Joe raconte l'histoire de l'usine de Mr. Wonka, il précise à propos de ses rivaux : « Oh, Slugworth, c'était le pire ! » Il s'avère que Slugworth continue de semer la zizanie en traquant les découvreurs de tickets d'or. Et « c'était le pire » laisse entendre qu'on ne l'a pas vu depuis un moment ; de fait, le Slugworth du film est un faux monté par Wonka.

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